Face à la fonte des glaces, la Russie décide d'évacuer d'urgence sa station polaire

Un plan d'évacuation des seize personnes se trouvant dans cette base située sur la banquise du pôle Nord a été décidé jeudi.

L\'équipe scientifique de la base polaire appelée à être évacuée, lors de son arrivée au pôle Nord en octobre 2012.
L'équipe scientifique de la base polaire appelée à être évacuée, lors de son arrivée au pôle Nord en octobre 2012. (ANNA YUDINA / RIA NOVOSTI / AFP)
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La fonte des glaces a une conséquence problématique en Russie. Les autorités ont décidé d'évacuer d'urgence une station polaire russe installée sur la banquise du pôle Nord. C'est ce qu'a annoncé, jeudi 23 mai, le ministère russe des Ressources naturelles et de l'Ecologie. Le ministre a ordonné d'"élaborer en trois jours un plan d'évacuation de la station polaire scientifique Severny Polious 40", où se trouvent actuellement seize personnes.

Cette décision s'explique par un développement anormal de processus naturels dans le bassin Arctique qui a abouti à la destruction des champs de glace autour de la station. "La glace se crevasse. Des fissures sont apparues sur la banquise", a précisé le ministère. La destruction des glaces "menace non seulement la poursuite des activités de la station et la vie de son personnel, mais aussi l'environnement dans la zone de sa dérive, située non loin de la zone économique du Canada". L'éventuel recours à un brise-glace afin de déplacer la station sur la Terre du Nord, un archipel russe dans l'océan Arctique, doit être étudié.

Severny Polious 40, la quarantième station polaire russe déployée dans cette région depuis le début de la conquête de l'Arctique par l'URSS en 1937, a été ouverte en octobre 2012 afin, notamment, de surveiller l'environnement de l'océan Arctique et d'effectuer des observations météorologiques. Début mai, l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence spécialisée de l'ONU, s'est alarmée de la "fonte record des glaces de l'Arctique en août-septembre", dans son rapport annuel sur le climat 2012. L'OMM a en outre confirmé que l'année 2012 se classait parmi les dix années les plus chaudes jamais observées depuis le début des relevés en 1850.