En pleine crise de la dette, les embouteillages diminuent

La circulation automobile s'est fluidifiée dans les pays européens les plus touchés par la crise, selon une étude. En France, les bouchons ont baissé de 12%.

Des voitures circulent sur l\'autoroute A7, à hauteur de Valence (Drôme), lors d\'une journée classée noire par Bison Futé, le 4 août 2007.
Des voitures circulent sur l'autoroute A7, à hauteur de Valence (Drôme), lors d'une journée classée noire par Bison Futé, le 4 août 2007. (FRED DUFOUR / AFP)

Lot de consolation pour pays en récession ? Les embouteillages ont diminué en Europe en 2012, particulièrement dans les pays les plus touchés par la crise, selon une étude menée par une société d'info-trafic américaine. En France, les embouteillages ont diminué de 12% et les Parisiens subissent les pires bouchons, avec plus de deux jours et demi par an perdus en voiture. Francetv info liste les conclusions de cette enquête.

Feu vert pour les pays dans le rouge

En Europe, les embouteillages ont diminué de 18% en 2012. Parmi les 13 pays européens étudiés par Inrix, "ceux qui affichent les plus fortes baisses des embouteillages sont ceux qui sont les plus pénalisés par la crise de la dette dans la zone euro". Il s'agit du Portugal (-51%), de l'Italie (-38%) et de l'Espagne (-34%). La seule exception à cette baisse est le Luxembourg, où les bouchons ont augmenté de 29%.

La Belgique détient la palme du nombre d'heures perdues dans les bouchons par an et par personne (59 heures), suivie des Pays-Bas (52 heures), de l'Allemagne et de la France (37 heures chacune). 

Paris, championne de France des bouchons

En France, les embouteillages ont baissé dans les 13 villes étudiées. Paris, où le nombre d'heures perdues dans les bouchons a tout de même diminué de 9% par rapport à 2011 pour atteindre 63 heures, est suivie de Lyon et Bordeaux, avec chacune 46 heures. Paris se classe en 6e position des villes européennes où les automobilistes perdent le plus de temps dans les bouchons, derrière Bruxelles, Anvers, Londres, Rotterdam et Stuttgart.

Le rapport d'Inrix est réalisé à partir de l'étude de milliards de données communiquées par une centaine de sources, comme les taxis, les navettes d'aéroport, les camionnettes de livraison, les camions routiers et les voitures de particuliers. L'étude donne des résultats différents de celle publiée par l'éditeur de GPS Tom Tom, le 4 avril, qui présentait Marseille comme la ville la plus embouteillée de France.