Disparition de Simon Gautier en Italie : "Il va falloir qu'on ait des moyens pour nous aider à rester", plaident ses amis qui le cherchent sur place

Une trentaine d'amis de Simon Gautier sont sur place, en Italie, pour chercher eux-mêmes des traces du jeune homme.

Le secteur où se concentrent les recherches de Simon Gautier, un jeune Français porté disparu à Policastro, au sud de Naples, en Italie.
Le secteur où se concentrent les recherches de Simon Gautier, un jeune Français porté disparu à Policastro, au sud de Naples, en Italie. (AFP PHOTO / SOCCORSO ALPINO E SPELEOLOGICO ITALIANO)

"Il va falloir qu'on ait des moyens pour nous aider à rester", a plaidé sur franceinfo dimanche 18 août Héloïse, une amie de Simon Gautier, disparu le 9 août en Italie alors qu'il faisait une randonnée près de Policastro, au sud de Naples. "On n'a pas tellement d'aide logistique ici. Rien n'a été spécialement installé pour nous", regrette-t-elle, alors que la trentaine d'amis du jeune homme partis sur place à sa recherche viennent de lancer une cagnotte en ligne pour financer les recherches.

Mais ce sont des moyens qui coûtent cher, on ne roule pas sur l'or, on commence tous dans notre vie professionnelle.Héloïseà franceinfo

"On veut le trouver", a martelé la jeune femme jointe par franceinfo, qui reste pourtant confiante : "On est déterminés. On est là et on va le retrouver." Pour autant, les amis de Simon sont obligés de se débrouiller par eux-mêmes pour les recherches. "On fait avec nos moyens du bord."

Des recherches difficiles dans une zone dangereuse

Depuis mercredi, ils reprennent son itinéraire. "On quadrille les zones, on se géolocalise tous ensemble sur Facebook pour savoir quelles zones on a fait, ce qui manque... On s'organise comme on peut." Grâce aux dernières informations qu'ils ont obtenues, les amis de Simon Gautier savent qu'il s'est arrêté sur une plage le jeudi 8 août et en est reparti le vendredi 9 à 6h30. "On a recentré la zone de recherches. On sait qu'il est passé par là, il y a des gens qui l'ont vu", a assuré Héloïse.

Ce sont des zones très escarpées, qui sont très raides.Héloïseà franceinfo

"On repart de cette zone et on va la ratisser à fond." La jeune femme explique que le groupe d'amis se base sur "une intuition", du "flair d'amis". "On sait ce qu'il aime, ce qu'il aurait pu faire." Mais les recherches restent cependant compliquées. Dans cet environnement "très difficile", Héloïse le reconnaît : "On n'est pas des experts. Il faut être prudents, certains endroits sont très dangereux."