Cure d'austérité en perspective en Espagne

Devant le Parlement, le futur chef du gouvernement, Mariano Rajoy, a dévoilé les contours de son programme. Il compte réduire les dépenses publiques de 16,5 milliards d'euros dès l'année prochaine, sans dire comment il compte y parvenir.

(Andrea Comas Reuters)

Il n'est pas encore chef du gouvernement - il ne sera formellement investi que mercredi - mais Mariano Rajoy s'est enfin exprimé (un peu) sur son programme. De gouvernement, justement.

Et les nouvelles ne sont pas bonnes. "Le déséquilibre entre recettes et dépenses de l'ensemble des administrations publiques se soldera cette année, selon les prévisions de la vice-présidente (et ministre de l'Economie Elena) Salgado, par un déficit de plus de 65 milliards d'euros, soit 6% de notre PIB. Ce chiffre, j'espère que non, risque d'être dépassé, nous le saurons le moment voulu." C'est beaucoup, mais moins qu'en 2010, où le déficit avait atteint 9,3%...

Mariano Rajoy a donc annoncé une coupe budgétaire de 16,5 milliards pour 2012. Un conseil des ministres est prévu le 30 décembre, pour approuver "un décret-loi de mesures d'urgence" - les premières mesures que le gouvernement conservateur compte mener.

 "La première loi que nous approuverons, la première pierre de notre projet réformiste, sera la loi de stabilité budgétaire" qui sera votée en janvier. La loi complètera la réforme de la règle d'or, approuvée en septembre dernier.

Il est aussi question de "moderniser la législation sur le travail", pour faire face à un taux de chômage galopant (plus de 21%).