Conseil européen : la France et l'Allemagne à l'initiative pour relancer l'Europe de la défense

Un Conseil européen se tient jeudi à Bruxelles. François Hollande et Angela Merkel viennent avec plusieurs propositions destinées à renforcer l'Europe de la défense et réduire la dépendance de l'Union européenne à l'OTAN.

Angela Merkel et François Hollande, le 13 décembre 2016 à Berlin
Angela Merkel et François Hollande, le 13 décembre 2016 à Berlin (ODD ANDERSEN / AFP)

C’est leur dernier sommet de l’année 2016. Les dirigeants européens se retrouvent jeudi 15 décembre à Bruxelles. De la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (Brexit) à la crise migratoire, les sujets de discussion ne manquent pas... Mais la France et l’Allemagne viennent également à ce Conseil européen avec l'idée d'accélérer la mise en place de dispositifs communs dans le cadre de l'Europe de la défense. Avec un objectif : rendre l’Union européenne moins dépendante des États-Unis et de l’OTAN.

Le Brexit, une opportunité pour l'Europe de la défense

François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel formulent plusieurs propositions à destination de leurs partenaires. Ils suggèrent ainsi de créer une structure unique destinée à conduire les opérations militaires. Ils demandent également que chaque État-membre consacre au minimum 2% de son PIB à la défense, un domaine dans lequel l’Union européenne dépense quatre fois moins que les États-Unis. Autres propositions : mieux coordonner les achats de matériel, afin d'éviter les doublons entre les pays, et créer un fonds de financement. 

"On va mettre beaucoup de pression sur ce sujet", confie un conseiller à l'Élysée, espérant que des décisions soient prises au plus tard en juin 2017. Le Brexit pourrait accélérer les choses. Le Royaume-Uni a beau être l’une des principales puissances militaires de l’Union européenne, il s’est toujours opposé à une Europe de la défense. Dans un contexte de menace terroriste, de guerres au Moyen-Orient et de conflit en Ukraine, la France et l'Allemagne tente de faire de l'Union européenne une structure plus efficace, capable d’agir plus rapidement... et surtout plus crédible.