Espagne : 72 victimes de la catastrophe ferroviaire ont été identifiées

Le déraillement d'un train à grande vitesse mercredi près de Saint-Jacques-de-Compostelle a fait 78 morts. Trente-cinq blessés sont toujours dans un état critique. 

Des proches de victimes du déraillement du train à Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne), le 25 juillet 2013.
Des proches de victimes du déraillement du train à Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne), le 25 juillet 2013. (ELOY ALONSON / REUTERS)

Devant la morgue, les corbillards vont et viennent. Des familles en pleurs cherchent un peu de réconfort auprès des psychologues dans le centre d'assistance mis à leur disposition. D'autres attendent encore, rongées par l'angoisse : 72 victimes de la catastrophe ferroviaire ont été identifiées, vendredi 26 juillet, au surlendemain du déraillement d'un train à grande vitesse près de Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne).

France 2

L'accident, provoqué par une vitesse excessive, a fait au 78 morts, selon la préfecture de Galice. Il s'agit du bilan le plus lourd dans un accident de train en Espagne depuis 1944. Le gouvernement régional fait état de 178 blessés, dont 94 sont toujours hospitalisés, et 35 dans un état critique. Il y aurait des étrangers parmi eux. Les autorités locales ont lancé un appel aux dons du sang. 

"Elle est vivante"

Jesus Lopez, 69 ans, attend seul, jeudi, devant le centre d'assistance, un parapluie accroché au bras. Il est venu de La Corogne, à 10 km de là, dès qu'il a su que sa nièce, âgée de 40 ans, était dans le train. Architecte vivant à Madrid, elle se rendait en Galice pour aller chercher ses deux enfants de cinq et deux ans, qui passent leurs vacances avec leurs grands-parents. Soudain, le téléphone de l'homme sonne. Une amie, qui connaît une infirmière à l'hôpital clinique de Compostelle, l'appelle pour lui dire qu'elle a identifié sa nièce grâce à son alliance. Il fond en larmes : "Elle l'a vue à l'hôpital. Elle est dans un état grave, mais elle est vivante."

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, qui a rendu visite aux blessés, a annoncé trois jours de deuil national. La Galice a décrété de son côté sept jours de deuil et reçu dans la soirée la visite du roi Juan Carlos et de la reine Sofia. "Toute l'Espagne est émue par cet événement, tous les Espagnols s'unissent à la douleur des familles des personnes décédées. Nous espérons que les blessés récupèreront petit à petit", a déclaré le roi, qui s'est rendu à leur chevet à l'hôpital clinique de Saint-Jacques-de-Compostelle.