Budget européen : Bruxelles satisfaite de la France et de l’Italie

La Commission européenne a salué mardi les modifications de la France et de l’Italie apportées à leurs prévisions de 2015. Un satisfecit qui laisse présager un feu vert budgétaire pour mercredi.

(La Commission européenne salue les modifications budgétaires apportées par la France et l'Italie © MaxPPP)

Bruxelles rendra son jugement définitif au plus tard mercredi sur les projets de budget des pays de la zone euro. Lors d’un point d’étape ce mardi, des signes encourageants ont été envoyés à la France et à l’Italie, deux pays auxquels la Commission européenne avait demandé de faire des efforts pour diminuer les déficits publics.

Des contributions appréciées

"Utiles et constructives ", c’est ainsi que la Commission européenne à Bruxelles a qualifié les modifications apportées par la France et l’Italie sur leurs projets de budgets respectifs, pour l’an prochain. Les évaluations comptables ne sont pas terminées, mais le porte-parole de la Commission  en charge des Affaires économiques, Simon O’Connor, a laissé entendre que le parcours modificatif était pour le moment jugé positif : "Nous sommes encore en train d'analyser les informations qui nous ont été transmises par l'Italie et la France en particulier. (...) Nous saluons le fait que ces Etats membres se soient eux-mêmes engagés dans un processus de dialogue constructif avec la Commission."

Des économies au-delà de trois milliards pour la France

Paris avait présenté lundi à la Commission européenne un plan de 3,6 à 3,7 milliards d’euros, le montant des économies supplémentaires que la France compte appliquer pour "rester dans les clou s", selon la formule de Michel Sapin, le ministre des Finances. Selon le gouvernement, le déficit structurel de la France sera ainsi réduit de plus de 0,5 point, contre 0,2 prévu précédemment. 

L’analyse du point d’étape européen avec Pierre Benazet, correspondant de France Info à Bruxelles
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De son côté, l’Italie a proposé 4,5 milliards d’euros d’économies supplémentaires à Bruxelles. Pour les deux pays, la menace d’"une demande formelle de révision " s’éloigne, une arme sous forme de rejet budgétaire, que la Commission européenne n’a jamais utilisée jusqu’ici.