Quand Berlusconi explique à son biographe d'où vient l'expression "bunga-bunga"

Selon le journaliste britannique Alan Friedman, l'expression puise son origine dans une blague échangée avec le colonel Kadhafi.

Silvio Berlusconi assiste à une émission de la RAI, le 22 mai 2014, à Rome. 
Silvio Berlusconi assiste à une émission de la RAI, le 22 mai 2014, à Rome.  (TIZIANA FABI / AFP)

Silvio Berlusconi fait-il toujours vendre, à 79 ans, avec le récit de ses frasques ? Alan Friedman doit le parier. Cet ancien correspondant du Financial Times à Milan a longuement recueilli les confidences de l'ex-premier ministre italien.

Il publie à la mi-octobre en plusieurs langues (dont l'anglais et le français) une biographie du milliardaire et ancien Premier ministre italien. Le quotidien britannique The Telegraph (en anglais)  en révèle, mardi 13 octobre, quelques extraits, dont les "sept lignes les plus scandaleuses" de l'ouvrage. 

Une "blague" avec le colonel Kadhafi

Silvio Berlusconi revient l'origine de "bunga-bunga", l'expression lui servant à qualifier ces "parties fines" dans sa villa, y compris avec des mineures. Selon lui, le terme provient d'une blague échangée avec le colonel Khadafi, ex-chef de l'Etat libyen (mort en 2011) qui était, dans les années 1990 et 2000, un de ses bons amis. "Une paire d'hommes politiques italiens est capturée par une fière tribu africaine, raconte-t-il au journaliste. Un chef de la tribu dit à l'un des deux : "Toi, tu veux mourir ou bunga-bunga" ? L'interrogé choisit la seconde option".

"Or, poursuit l'homme politique italien, le 'bunga-bunga' signifiait des rapports sexuels forcés." "Tous les guerriers de la tribu violent donc l'homme politique, continue Silvio Berlusconi, riant en racontant la suite. Le chef tribal pose la même question au second. L'italien terrifié répond qu'il préfère mourir. Le chef rétorque : 'Parfait, tu mourras, mais d'abord tu subiras du bunga-bunga'." Et de conclure : "C'est de cette blague que vient le bunga-bunga."