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Au deuxième jour d¿une grève générale de 48h, de violents affrontements ont éclaté dans la capitale grecque.

Un quinquagénaire blessé à la tête en marge des violences jeudi a trouvé la mort à l'hôpital, où il avait été transféré, selon les médias grecs.
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De violents affrontements ont éclaté en marge des manifestations anti-austérité à Athènes, le 20 octobre 2011. (LOUISA GOULIAMAKI/AFP)

Un quinquagénaire blessé à la tête en marge des violences jeudi a trouvé la mort à l'hôpital, où il avait été transféré, selon les médias grecs.

Plus de 50.000 personnes s"étaient rassemblées jeudi au centre d"Athènes, pour dénoncer la politique d"austérité du gouvernement, à l"appel des syndicats du public et du privé. Dans le même temps, les dirigeants européens poursuivaient les pourparlers pour résoudre la crise de la dette en zone euro, avant le sommet de dimanche.

Comme la veille, les manifestants étaient particulièrement nombreux place Syntagma, devant le parlement d"Athènes. C"est non loin de là qu"ont éclaté de violents heurts entre des manifestants communistes et des jeunes vêtus de noir. 16 personnes ont été blessées, selon le ministère de la Santé, dont plusieurs à la tête après avoir reçu des projectiles, pierres ou cocktails Molotov.

Des combats au corps à corps et à coups de barres de bois et de fer ont opposé les deux camps. Les forces de l'ordre, d'ordinaire très présentes, s'étaient retirées dans les rues adjacentes, envoyant seulement quelques grenades assourdissantes ou des gaz lacrymogènes pour tenter de disperser la foule. Les jeunes fauteurs de trouble ont finalement été repoussés.

Au cœur des revendications des manifestants : un projet de loi qui prévoit de nouvelles mesures d"austérité, conformément aux demandes des créanciers du pays. Déjà adopté sur le principe mercredi, il doit néanmoins être voté jeudi soir par le parlement grec. Le texte prévoit le gel des conventions collectives et risque d'entraîner une baisse brutale du niveau de vie des Grecs, surtout des fonctionnaires.

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