Angela Merkel a indiqué vendredi qu'elle souhaitait que l'Allemagne sorte du nucléaire "le plus tôt possible"

Evoquant pour la première fois un avenir proche, la chancelière allemande a redit vendredi sa volonté d'abandonner l'énergie nucléaire, décision qui fait suite à la catastrophe nucléaire survenue au Japon et qui a fortement marqué l'opinion outre-Rhin.

Angela Merkel (mars 2011)
Angela Merkel (mars 2011) (AFP - Johannes Eiseles)

Evoquant pour la première fois un avenir proche, la chancelière allemande a redit vendredi sa volonté d'abandonner l'énergie nucléaire, décision qui fait suite à la catastrophe nucléaire survenue au Japon et qui a fortement marqué l'opinion outre-Rhin.

"Nous voulons tous sortir de l'énergie nucléaire le plus tôt possible et basculer vers les énergies renouvelables", a déclaré la chancelière allemande, après une réunion à Berlin avec les ministres-présidents des Länder sur la question du nucléaire.

Un document examiné à la réunion et qu'a pu consulter Reuters présente un projet gouvernemental en six points qui inclut un programme de cinq milliards d'euros pour développer les énergies renouvelables. Celles-ci représentent aujourd'hui 17% de la production d'électricité, part que Berlin souhaite porter à 40% d'ici à 2020.

Le ministre de l'Environnement Norbert Röttgen a indiqué que l'énergie éolienne serait le principal axe de développement du nouveau plan énergétique.

Erwin Sellering, ministre-président du Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, a déclaré que la date la plus tardive possible de la fermeture de la dernière centrale nucléaire allemande serait l'année 2022.

En mars déjà, la chancelière allemande a décidé de suspendre l'accord prolongeant la durée de vie des centrales atomiques en Allemagne et jugé que l'électricité nucléaire restait une source d'énergie peu onéreuse, "passerelle" vers les énergies renouvelables.

La part de la production d'électricité d'origine nucléaire est de 23% en Allemagne. En France, cette part était en 2009 de 78% !