Collaboration : les retraites de la honte

Après la Belgique, c'est la France qui découvre maintenant ces cas d'anciens combattants collaborateurs du régime nazi qui perçoivent encore une pension versée par l'Allemagne, plus de 70 ans après la fin de la guerre. Ils seraient une cinquantaine dans l'Hexagone.

FRANCE 3

C'est par un tweet de Jean-Luc Mélenchon que le débat a été lancé en France. "54 Français toucheraient des indemnités du gouvernement Merkel pour services rendus à l'occupant nazi. Je contacte tous les présidents des groupes parlementaires pour faire interdire cela", a partagé le leader de la France insoumise, samedi 23 février. Dans le viseur du député : les traitements que percevraient aujourd'hui encore des hommes glorifiés par la propagande de Vichy. Ils concernent des Français volontaires pour se battre aux côtés des armées nazies.

Toute l'Europe concernée

Mis au ban à la Libération, les blessés auraient perçu, depuis 1951, une pension de l'État allemand, entre 425 et 1 275 euros par mois. La secrétaire d'État aux anciens combattants indique découvrir l'existence de ces pensions. "Nous n'avons aucune connaissance de ces noms, de ces Français", affirme-t-elle à France 3.  Selon un document du ministère du Travail allemand, toute l'Europe serait concernée.

Le JT
Les autres sujets du JT
Après la Belgique, c\'est la France qui découvre maintenant ces cas d\'anciens combattants collaborateurs du régime nazi qui perçoivent encore une pension versée par l\'Allemagne, plus de 70 ans après la fin de la guerre.
Après la Belgique, c'est la France qui découvre maintenant ces cas d'anciens combattants collaborateurs du régime nazi qui perçoivent encore une pension versée par l'Allemagne, plus de 70 ans après la fin de la guerre. (CAPTURE D'ÉCRAN FRANCE 3)