Le journaliste à l'origine de l'affaire Snowden promet de nouvelles révélations

Glenn Greenwald a sollicité l'aide d'experts pour analyser les 20 000 documents transmis par Edward Snowden. 

Glenn Greenwald, le journaliste du \"Guardian\" à l\'origine de l\'affaire Snowden, se prépare à une interview, le 9 juillet 2013 à Rio de Janeiro (Brésil). 
Glenn Greenwald, le journaliste du "Guardian" à l'origine de l'affaire Snowden, se prépare à une interview, le 9 juillet 2013 à Rio de Janeiro (Brésil).  (SERGIO MORAES / REUTERS)

L'affaire Snowden est loin d'être terminée. C'est en tout cas ce qu'a promis Glenn Greenwald, le journaliste américain qui a révélé le programme d'espionnage d'internet mis en place par les Etats-Unis grâce aux documents transmis par Edward Snowden. Ce chroniqueur du Guardian, basé à Rio de Janeiro (Brésil), a fait savoir, mardi 6 août, que de nouvelles révélations allaient paraître "d'ici une dizaine de jours".

"Les articles que nous avons publiés jusqu'ici ne sont qu'une toute petite partie des révélations qui devraient être publiées", a prévenu le journaliste lors de son audition par le Parlement brésilien, qui enquête sur le programme américain de surveillance d'internet.

20 000 documents à analyser

Glenn Greenwald a indiqué qu'il avait sollicité l'aide de spécialistes pour comprendre certains des 15 000 à 20 000 documents secrets de la National Security Agency (NSA), qui lui ont été transmis par l'ex-informaticien Edward Snowden. Certains sont "très longs et très complexes et prennent du temps à lire", a-t-il expliqué.

Le journaliste a également précisé avoir des contacts quasi-quotidiens avec l'ex-consultant de la NSA, qui, en fuite à Hong Kong, a fini par obtenir l'asile temporaire en Russie"Je parle beaucoup avec lui depuis qu'il a quitté l'aéroport, presque chaque jour. Nous utilisons un code secret très solide pour communiquer", a raconté Glenn Greenwald aux élus brésiliens. Selon lui, Edward Snowden "est très content du débat qui est apparu dans de nombreux pays du monde concernant la vie privée sur internet et l'espionnage américain. C'est exactement [ce] qu'il voulait susciter".