Clasico : le Barça est un "étendard" pour beaucoup d'indépendantistes catalans, mais la situation n'est pas "binaire"

Le journaliste espagnol Juan Jose Dorado a décrypté pour franceinfo samedi les enjeux du Claciso opposant le Real Madrid au FC Barcelone, au lendemain de la victoire des indépendantistes aux élections régionales, en Catalogne. 

Gerard Pique le 14 octobre 2017 à Madrid, en Espagne. 
Gerard Pique le 14 octobre 2017 à Madrid, en Espagne.  (SERGIO PEREZ / REUTERS)

Le Clasico entre le Real Madrid et le FC Barcelone se joue au stade Santiago-Bernabeu à 13h samedi 23 décembre, un horaire adapté aux téléspectateurs en Asie. Près de 650 millions de téléspectateurs sont attendus à travers le monde.

Plus de deux mois et demi après le référendum d'autodétermination interdit du 1er octobre en Catalogne, deux jours après la victoire des indépendantistes aux régionales, ce Clasico se joue dans un "contexte très particulier", a estimé sur franceinfo le journaliste espagnol et correspondant à Paris du groupe de presse La Region Juan Jose Dorado.

Piqué observé à la loupe

La situation n'est pas "binaire", même si "le Barça représente pour beaucoup d'indépendantistes l'étendard de l'indépendantisme catalan", a expliqué Juan Jose Dorado. Néanmoins, "ce n'est pas parce que vous êtes du Barça que vous êtes indépendantiste", a-t-il souligné, rappelant que le jour du référendum interdit, beaucoup de supporters n'avaient pas apprécié que le Barça joue à huis clos un match de Liga face à Las Palmas.

"Les regards vont être portés, du côté de Madrid, sur Piqué, le plus indépendantiste des Catalans ou encore Sergi Roberto. Peut-être qu'ils auront droit à des sifflets du côté du public de Madrid, mais le fait est qu'aujourd'hui c'est beaucoup plus tranquille que cela ne l'aurait été il y a deux mois", selon Juan Jose Dorado.