VIDÉO. Catalogne : "On ne peut pas accepter que des gens soient mis en prison pour des idées politiques"

Le porte-parole du parti régionaliste Unitat Catalana Brice Lafontaine était l'invité de franceinfo vendredi. Il a condamné le placement en détention provisoire de huit membres du gouvernement catalan, et les poursuites dont fait l'objet Carles Puigdemont.

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Huit membres du gouvernement catalan destitués par Madrid après la déclaration d'indépendance de la Catalogne ont été placés en détention provisoire jeudi 2 novembre. Ils ont passé une première nuit en prison. La justice espagnole doit émettre vendredi 3 novembre un mandat d'arrêt européen à l'encontre de Carles Puigdemont.

Le président catalan destitué, qui est actuellement en Belgique, est poursuivi pour rébellion, sédition et détournement de fonds publics. "On ne peut pas accepter que des gens soient mis en prison pour des idées politiques", a réagi Brice Lafontaine, le porte-parole du parti régionaliste Unitat Catalana, invité de franceinfo.

Cela fait onze ans qu'on essaie de dialoguer avec Madrid, sans succès

Brice Lafontaine, porte-parole du parti régionaliste Unitat Catalana

à franceinfo

Il a expliqué : "Les responsables catalans sont notamment accusés de rébellion. Pour cela, il doit y avoir des violences. Mais les seules violences que l'on a vues, ce sont [celles] des Espagnols envers les Catalans. Les Catalans ont manifesté, jusqu'à deux millions de personnes dans la rue, il n'y a pas eu un papier par terre, ça a toujours été pacifique", a-t-il dénoncé.

Brice Lafontaine a refusé de qualifier de "fuite" le départ de Carles Puigdemont à Bruxelles. "Il a décidé avec son gouvernement de partir à Bruxelles parce que c'est la capitale européenne", a justifié le porte-parole du parti régionaliste Unitat Catalana.

Manifestants contre l\'emprisonnement de prisonniers politiques catalans à Barcelone (Espagne), le 2 novembre 2017. 
Manifestants contre l'emprisonnement de prisonniers politiques catalans à Barcelone (Espagne), le 2 novembre 2017.  (PAU BARRENA / AFP)