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Si des inquiétudes subsistent à la centrale de Tokai, les autorités se veulent rassurantes sur celle d'Onagawa

A la centrale de Tokai N°2 (120 km au nord-est de Tokyo), une pompe du système de refroidissement était en panne. Celle de secours marchait ce week-end.En revanche, les niveaux de radioactivité à la centrale nucléaire d'Onagawa sont redevenus normaux après l'état d'urgence déclaré ce week-end, selon l'Agence internationale de l'Energie atomique.
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La centrale nucléaire d'Onagawa au Japon. (France TV)

A la centrale de Tokai N°2 (120 km au nord-est de Tokyo), une pompe du système de refroidissement était en panne. Celle de secours marchait ce week-end.

En revanche, les niveaux de radioactivité à la centrale nucléaire d'Onagawa sont redevenus normaux après l'état d'urgence déclaré ce week-end, selon l'Agence internationale de l'Energie atomique.

Des soucis de fuites radioactives et de refroidissement sont apparus dimanche dans deux autres centrales japonaises. Un état d'alerte de niveau 1 avait été décrété "à la suite de niveaux de radioactivité enregistrés" dans la zone de la centrale d'Onagawa "dépassant les niveaux autorisés au Japon".

Un problème est apparu par ailleurs dans le système de refroidissement du réacteur N°2 de la centrale de Tokai, dans la préfecture d'Ibaraki, à 120 km au nord de Tokyo. Une pompe a cessé de fonctionner, selon l'agence de presse nippone Kyodo, qui citait les pompiers. Mais le système de secours fonctionne et refroidit le réacteur, a assuré dimanche l'opérateur de ce site. Selon la Japan Atomic Power Company, "la température du réacteur descend régulièrement". Cette centrale atomique avait connu un accident nucléaire en 1999.

Concernant la centrale d'Onagawa, les trois réacteurs du site "sont sous contrôle", ont indiqué les autorités japonaises qui "tentent de déterminer les sources de radiation", a indiqué l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique). Après le tremblement de terre vendredi, un incendie s'était déclaré dans la centrale, dans un bâtiment abritant une turbine. Il avait rapidement été maîtrisé.

Ces problèmes s'ajoutent à ceux que connaissent , plus au nord, durement touchée par le séisme et le tsunami de vendredi.

Selon l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) dimanche soir, des mesures élevées de radioactivité ayant déclenché l'état d'urgence à la centrale d'Onagawa pourraient résulter "des rejets très importants" de la centrale de Fukushima N°1.

La crise la plus grave au Japon depuis la seconde guerre mondiale
Le Premier ministre Naoto Kan
, l'air sombre, a estimé lors d'une conférence de presse que ce séisme et ses conséquences - tsunami, accident nucléaire - représentaient la crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale pour l'archipel, mais il a souligné que cela n'était en rien un nouveau Tchernobyl.

Près de deux millions de foyers sont privés d'électricité dans le nord du pays, où les températures sont hivernales, et 1,4 million d'habitations n'ont plus d'eau courante. Des centaines de milliers de personnes ont été évacuées des zones sinistrées, dont 140.000 aux abords de la centrale de Fukushima, après le séisme de magnitude 8,9.


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