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Recyclage : prendre exemple sur les Belges ?

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Recyclage : prendre exemple sur les Belges ?
FRANCE 2
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France Télévisions
La Belgique et la ville de Bruxelles se distinguent pour leur gestion rigoureuse du tri sélectif. Alors comment procèdent les habitants ? Reportage au coeur de la capitale belge. 
Des sacs orange, des jaunes, des bleus, des blancs, des verts, et des camionnettes spéciales pour les produits chimiques : le tri sélectif s'est imposé en Belgique comme nulle part ailleurs. "Les sacs verts, on y met tous les déchets du jardin : ça peut être, si on a tondu la pelouse, l'herbe, des mauvaises herbes, des plantes en fin de vie, des branches, des feuilles...", énumère une maman bruxelloise. Et ce n'est qu'un sac parmi d'autres. "Ca c'est pour tout ce qui est carton et papier. On a les sacs bleus pour tout ce qui est PVC, bouteilles en plastique et compagnie...", explique la jeune femme. Et de conclure : "On a les sacs orange qui sont assez nouveaux, pour le compost, et enfin les sacs blancs pour tout le reste".

Pollueur-payeur

Six couleurs différentes à Bruxelles, sans compter les bouteilles en verre. Les sacs sont obligatoirement homologués et vendus 15 centimes en supermarché. Pour encourager les habitants à recycler aussi les produits chimiques, la municipalité a mis en place une tournée de camions, désormais bien connus des Bruxellois. "J'ai ramené nos déchets de white-spirit qu'on utilise pour nettoyer les pinceaux, et puis de l'huile de friture", affirme un passant. "On la met dans des bidons, puis je viens déposer ça ici". Le tout pour fabriquer des biocarburants, directement injectés dans les pompes à essence après leur traitement.
Mais si les Belges sont aussi disciplinés, c'est parce qu'on les frappe directement au porte-monnaie en cas d'infraction. Chaque jour à Bruxelles, 500 sacs blancs prévus pour les déchets non recyclables sont prélevés dans les rues par une police du tri. Les sacs sont alors embarqués vers la déchetterie où ils sont éventrés et inspectés dans le détail. "Le sac est non trié, on voit manifestement des bouteilles diverses et variées en plastique, du papier, des bocaux en verre et un verre brisé non protégé", indique un autre agent de recyclage. Et ces fins limiers trouvent toujours un indice, comme une facture nominative, pour identifier le propriétaire du sac et le poursuivre. Le contrevenant devra payer 125 euros minimum. 2 200 procès-verbaux ont été dressés l'an passé. Les Belges, classés meilleurs trieurs en Europe, peuvent donc encore mieux faire.

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