Réintroduction temporaire des néonicotinoïdes : "Nous voterons résolument contre", assure Cédric Villani

Le député EDS dénonce "une régression environnementale considérable". "Le gouvernement ne se rend pas compte de l'injonction contradictoire qu'il donne", ajoute-t-il.

FRANCEINFO / RADIOFRANCE
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Les députés ont donné mercredi un premier feu vert, mais sous conditions, au projet de loi permettant la réintroduction temporaire des néonicotinoïdes afin de sauver la filière betteraves, en dépit de la ferme opposition des pro-environnement. Le projet de loi sera en commission à l'Assemblée nationale dans la semaine.

"Nous voterons résolument contre", a assuré dimanche 27 septembre sur franceinfo Cédric Villani, député EDS (Écologie démocratie solidarité) de l’Essonne, vice-président de l’Office scientifique de l’Assemblée nationale. Il considère que "cette réautorisation est une régression environnementale considérable".

Ce n'est pas un pesticide parmi d'autres c'est une classe de pesticides, les plus violents, les plus dangereux, les plus terribles, jamais inventés. C'est 7 000 fois plus dangereux que le DDT [un insecticide], plus toxique. 

Cédric Villani, député EDS

à franceinfo

Ce projet de loi est porté par Barbara Pompili et le président de la République. "Pour Emmanuel Macron, je rappellerai qu'en 2018 il se félicitait publiquement de ce que la France interdit définitivement les néonicotinoïdes. Le gouvernement se félicitait en 2018 que cette interdiction entre en application. C'était un grand combat de 2016. Le gouvernement ne se rend pas compte de l'injonction contradictoire qu'il donne", a déclaré Cédric Villani.

Cédric Villani, député de l’Essonne, ex-LREM aujourd\'hui EDS, vice-président de l’Office scientifique de l’Assemblée, sur franceinfo le 27 septembre 2020.
Cédric Villani, député de l’Essonne, ex-LREM aujourd'hui EDS, vice-président de l’Office scientifique de l’Assemblée, sur franceinfo le 27 septembre 2020. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)