Une alternative du glyphosate refusée

Alors que le glyphosate est pointé du doigt pour ses risques sur l’environnement, une alternative a été mise au point par une PME française. Mais elle ne peut pas le commercialiser.

Voir la vidéo
avatar
France 3France Télévisions

Mis à jour le
publié le

Le glyphosate, composant du roundup, est depuis plusieurs mois mis en cause pour conséquences sur la santé. Si les agriculteurs disent ne pas pouvoir s’en passer, une entreprise française a mis au point un désherbant naturel. Les tests sont concluants, mais elle n’a pas de feu vert pour une mise en venette sur le marché.
Jacques Le Verger, patron d‘Osmobio - la PME qui a inventé cette alternative -, dénonce cet état de fait. Depuis deux ans, l’Agence nationale de sécurité sanitaire le bloque.
« L’attente est générale autour du monde agricole en priorité, mais aussi des opérateurs, des collectivités, des paysagistes et des particuliers qui ont pris conscience des méfaits des produits phytosanitaires. »

Un produit pourtant concluant

La marine nationale a déjà essayé et a trouvé ce nouveau produit satisfaisant. Idem pour la SNCF qui veut l’utiliser sur ses lignes de TGV. Elle a d’ailleurs proposé de faire une expérimentation avec ce produit, mais cela a été refusé puisqu’il n’a pas l’autorisation de mise sur le marché.
Un million d’euros ont déjà été investis pour développer le produit. En attendant un éventuel feu vert, Jacques Le Verger a déposé des brevets dans plusieurs pays et il a été enregistré aux États-Unis, la patrie du glyphosate.

Le JT
Les autres sujets du JT
Le désherbant Roundup, commercialisé par la firme américaine Monsanto, contient du glyphosate.
Le désherbant Roundup, commercialisé par la firme américaine Monsanto, contient du glyphosate. (MAXPPP)