Nicolas Hulot : 15 mois très compliqués au gouvernement

Nicolas Hulot a démissionné du gouvernement mardi 28 août. Il était le ministre le plus populaire du gouvernement. Il a gagné sur Notre-Dame-des-Landes, mais perdu sur le glyphosate et le nucléaire. Retour sur quinze mois en dents de scie.

France 3
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Quinze mois au gouvernement pour Nicolas Hulot, pour qui la question de sa présence s'est très vite posée. Restera, restera pas ? Il a souvent dû mettre fin aux rumeurs, comme cet hiver, quand il a réussi à obtenir l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ou encore la loi sur la fin de la recherche et de l'exploitation des hydrocarbures en France d'ici 2040. Son bilan est plus mitigé sur l'usage du glyphosate, un herbicide classé cancérogène probable par l'OMS qu'il souhaitait voir interdit. Il faudra attendre trois ans en France et cinq ans dans l'Union européenne pour qu'il disparaisse.

Trop de défaites

Et les échecs vont s'accumuler. D'abord le CETA, le traité de libre-échange entre l'UE et le Canada que le gouvernement signe contre son avis. Autre désillusion : le nucléaire. Le ministre de la Transition énergétique doit annoncer lui-même que la France ne devrait pas pouvoir ramener à 50% la part du nucléaire d'ici à 2025. Souvent en conflit avec le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, Nicolas Hulot est déçu des États généraux de l'alimentation avec une loi pas assez contraignante. La décision de diviser par deux le prix du permis de chasse aura été la contrariété de trop.

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Nicolas Hulot quitte l\'Elysée après un Conseil des ministres, le 23 mai 2018 à Paris.
Nicolas Hulot quitte l'Elysée après un Conseil des ministres, le 23 mai 2018 à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)