Glyphosate : la justice américaine reconnaît le rôle du désherbant Roundup dans le cancer d'un deuxième plaignant

La justice inflige un nouveau revers au géant agrochimique Monsanto, qui avait déjà été lourdement condamné l'été dernier dans un procès similaire.

Edwin Hardeman, le plaignant atteint d\'un cancer qui attaque Monsanto, le 25 février 2019, à San Francisco en Californie. 
Edwin Hardeman, le plaignant atteint d'un cancer qui attaque Monsanto, le 25 février 2019, à San Francisco en Californie.  (NOAH BERGER / AFP)
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Edwin Hardeman a gagné sa première bataille contre Monsanto. Le désherbant Roundup a contribué au cancer de ce septuagénaire, a estimé un jury américain, mercredi 20 mars, infligeant un nouveau revers au géant agrochimique qui avait déjà été lourdement condamné l'été dernier dans un procès similaire.

A l'énoncé du verdict, le plaignant et ses avocats se sont enlacés. "Nous sommes très satisfaits", a réagi l'une des avocates de Edwin Hardeman, Jennifer Moore. Dans un communiqué, le cabinet d'avocats du plaignant a ajouté que les débats allaient désormais pouvoir se consacrer à prouver "que Monsanto n'a pas eu une approche responsable et objective à propos de la dangerosité du Roundup".

Monsanto ne se soucie pas particulièrement de savoir si son produit cause ou non le cancer, préférant manipuler l'opinion publique et décrédibiliser quiconque soulève des inquiétudes légitimes.Les avocats d'Edwin Harderman

A la demande du groupe Bayer, qui a racheté Monsanto l'année dernière, le procès avait été organisé en deux phases : l'une "scientifique", consacrée à la responsabilité du Roundup dans la maladie, et une deuxième devant aborder une éventuelle responsabilité du groupe.

Dans un procès similaire, le groupe avait déjà été condamné à verser 289 millions de dollars à Dewayne Lee Johnson, père de deux petits garçons et atteint d'un cancer en phase terminale. La justice avait estimé non seulement que le Roundup en était la cause mais que Monsanto avait agi avec malveillance en dissimulant les risques de ses produits au glyphosate. Cette somme avait ensuite été réduite à 78,5 millions de dollars en appel.