Naufrage du "Grande America" : il n'y a plus de risque de nappes d'hydrocarbures en Charente-Maritime

La préfecture annonce que "tout ce qui a pu être ramassé en liquide ou solide a été ramené au port de La Rochelle."

Un navire de la Marine nationale installe une bouée pour contenir le pétrole du \"Grande America\", le 22 mars 2019. 
Un navire de la Marine nationale installe une bouée pour contenir le pétrole du "Grande America", le 22 mars 2019.  (MARINE NATIONALE / AFP)
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Il n'y a plus de risque de nappes d'hydrocarbures en Charente-Maritime après le naufrage du Grande America. C'est ce qu'a assuré vendredi 12 avril le préfet de ce département qui avait été en première ligne de la menace.

"Il n'y a plus le risque d'un phénomène de nappe d'hydrocarbures. Tout ce qui a pu être ramassé en liquide ou solide, a été ramené au port de La Rochelle", a affirmé Fabrice Rigoulet-Roze à l'issue d'un point de situation de veille opérationnelle. 

Un dispositif allégé est néanmoins maintenu, notamment en raison du risque, dans les mois à venir, de boulettes ou galettes d'hydrocarbures s'échouant sur les côtes, a ajouté le préfet. "Si un particulier découvre une boulette ou une galette, il prévient la mairie, les pompiers ou la gendarmerie qui font remonter l'information à la préfecture" qui fera collecter et analyser le déchet, a-t-il dit.

Le navire transportait 365 conteneurs

Le Grande America, parti de Hambourg (Allemagne) et à destination de Casablanca (Maroc), a coulé le 12 mars à 333 km à l'ouest de La Rochelle avec à son bord 365 conteneurs, dont 45 répertoriés comme contenant des matières dangereuses, plus de 2 100 véhicules, ainsi que 2 200 tonnes de fioul lourd, dans ses soutes. Ses 27 occupants avaient été secourus.

Depuis le naufrage, six conteneurs flottants ont été acheminés à La Rochelle, plus un qui a coulé pendant le remorquage. Ils sont désormais considérés comme des déchets et vont être traités, selon les autorités.