Sainte-Soline : un manifestant condamné à dix mois de prison

L'homme, jugé en comparution immédiate, a reconnu les faits qui lui étaient reprochés.
Article rédigé par franceinfo
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Les affrontements entre manifestants et force de l'ordre, le 25 mars 2023, à Sainte-Soline (Deux-Sèvres). (YOHAN BONNET / AFP)

Après les violents affrontements ayant eu lieu lors de la manifestation du 25 mars à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), deux hommes ont été déférés devant le parquet, en vue d'une comparution immédiate, jeudi 22 juin. L'un des deux manifestants a été condamné à dix mois de prison et "écroué immédiatement", selon le communiqué du parquet de Niort.

Âgé de 42 ans, il était poursuivi pour "violences sur les militaires de la gendarmerie nationale", il lui était notamment reproché d'avoir "jeté des projectiles et notamment des pierres sur la gendarmerie". Le prévenu, qui a été condamné par le passé, encourait 14 ans de prison.

Reconnu coupable des faits qui lui était reproché, il a écopé de 10 mois de prison, ainsi que d'une interdiction "de porter ou détenir une arme soumise à autorisation" et "de séjour dans le département des Deux-Sèvres", pendant cinq ans. L'homme a également été condamné à une "privation de droit d'éligibilité" pendant cinq ans aussi.

Trois autres hommes relâchés

Le second manifestant présenté en comparution immédiate a "demandé un délai pour préparer sa défense", précise le communiqué. Son audience a été repoussée au 27 juillet. L'intéressé a été placé en détention provisoire dans l'attente de son procès. Agé de 27 ans, lui aussi a déjà été condamné.

Il lui est reproché d'avoir "fait partie des groupes actifs de la manifestation ayant pour objectif de dégrader la réserve de substitution et les camions de la gendarmerie" et d'avoir commis "des violences sur les militaires de la gendarmerie" et "inscrit ACAB [sigle pour "All cops are bastards"] sur un des camions qui a brûlé" ainsi que "d'avoir sciemment recelé une veste de gendarmerie volée dans un des camions". Il encourt sept ans de prison. 

Au total, cinq hommes avaient été placés en garde à vue mardi. Les trois autres personnes ont été relâchées avec une convocation pour une audience correctionnelle le 27 juillet. L'un d'eux est accusé d'avoir participé "à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens". Les deux autres sont poursuivis pour "infraction de recel de vol aggravé"

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