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Les compagnies aériennes tentaient jeudi d'aider les candidats au départ de Tokyo, toujours plus nombreux

Des Américains ont pu quitter le pays par des charters et Washington a autorisé les familles de son personnel diplomatique à partir.Un nombre croissant de gouvernements recommandent à leurs compatriotes de quitter le Japon et d'éviter tout voyage qui ne soit pas absolument nécessaire, ce qui a fait chuter le nombre d'arrivées dans le pays.
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Arrivée à l'aéroport RDG, le 16 mars 2011, de Français et de leurs proches qui ont quitté le Japon après la catastrophe. (AFP/LIONEL BONAVENTURE)

Des Américains ont pu quitter le pays par des charters et Washington a autorisé les familles de son personnel diplomatique à partir.

Un nombre croissant de gouvernements recommandent à leurs compatriotes de quitter le Japon et d'éviter tout voyage qui ne soit pas absolument nécessaire, ce qui a fait chuter le nombre d'arrivées dans le pays.

L'Australie a également recommandé aux personnes dont la présence n'est pas nécessaire à Tokyo et dans les huit préfectures les plus touchées par le tsunami de quitter ces régions, davantage en raison des problèmes d'infrastructure que de la menace radioactive.

Plusieurs voyagistes rapportent que le trafic aux aéroports de Tokyo ne se fait plus que dans un sens : les vols aller sont quasi-vides.

Les Français
Les universités de Rennes 1 et Rennes 2 ont annoncé jeudi le rapatriement de leurs étudiants au Japon en raison de la menace nucléaire à la centrale de Fukushima. Au total, sur les 27 étudiants de ces établissement au Japon, 19 sont "en cours de rapatriement", selon des données recueillies auprès des deux universités. Parmi eux figurent les huit Rennais qui étudiaient à Sendaï, la ville sinistrée, jumelée avec Rennes, qui se trouve le plus près de la centrale, a précisé Roselyne Lefrançois, adjointe au maire de Rennes.

Il est difficile d'évaluer précisément le nombre de ressortissants français ayant quitté Tokyo", avait déclaré mardi à la presse, le Premier ministre, François Fillon.

Selon lui, il restait "un peu plus de 2.000" Français à Tokyo, contre 5.000 en temps normal et 9.000 pour tout l'archipel. Avant le séisme de vendredi, plus de 600 vivaient dans la région de Sendai, proche de l'épicentre du séisme. "Le gouvernement a demandé à Air France de mobiliser des avions se trouvant en Asie pour répondre sans délai à la demande de nos ressortissants", a-t-il dit mardi à l'Assemblée.

Parmi les personnes rapatriées mercredi, figuraient quelque 80 enfants de moins de douze ans, et une dizaine de femmes enceintes.

Les voyagistes français ont décidé pour leur part de suspendre jusqu'au 31 mars inclus les départs vers le Japon.

L'armée américaine autorisent les proches des GI's à partir
Environ 20.000 proches des soldats américains présents au Japon ont été autorisés à quitter l'archipel dans le cadre d'un programme de rapatriement volontaire, a annoncé jeudi un porte-parole du contingent.

Les billets d'avion seront remboursés, mais l'armée pourrait, si nécessaire, mettre des vols à leur disposition.

Tests négatifs sur le personnel d'Air France de retour du Japon

Air France a effectué des tests de radioactivité qui se sont révélés négatifs sur des avions et 10 personnels navigants volontaires en provenance du Japon, a déclaré mercredi à l'AFP un porte-parole de la compagnie aérienne française.

Séoul a installé des portiques de détection de la radioactivité aux aéroports d'Incheon et Gimpo, pour les vols venant du Japon.

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