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Le gouvernement s'oppose à de nouveaux lâchers d'ours dans les Pyrénées

EXCLUSIF | Il n'y aura pas de lâcher d'ours dans les Pyrénées cette année. La ministre de l'Environnement, Delphine Batho, estime que c'est prématuré. La France est pourtant sous la pression d'une procédure d'infraction auprès de Bruxelles, qui lui reproche de ne pas respecter une directive sur la conservation de l'espèce. Cela fait plus de six ans qu'il n'y a pas eu de lâcher mais la ministre a décidé de prendre son temps.
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Radio France
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  (Reuters)

Delphine Batho ne veut pas de lâchers d'ours avant d'avoir les résultats d'une étude plus large de la biodiversité des Pyrénées, y compris de la question des troupeaux de brebis dans les montagnes. Dans sa réponse à Bruxelles, elle rappelle qu'il y a eu des naissances d'oursons.

Il y aurait une vingtaine d'ours sur toute la chaîne. Et deux mâles seulement à l'ouest des Pyrénées. Mais Alain Reynes, directeur de l'association du pays de l'Ours-Adette pense qu'il y a pourtant urgence à agir : " Quand un sujet est épineux, il y a toujours urgence à ne rien faire... Pourtant le gouvernement a annoncé son ambition d'être exemplaire en matière de biodiversité.

La procédure européenne sera longue avant une éventuelle condamnation de la France

Pour Bruno Besche Commenge, président de l'association de sauvegarde du patrimoine d'Ariège Pyrénées, opposé au lâcher d'ours, la France ne peut pas être condamnée par Bruxelles dans ce dossier. "Ce ne sont pas des ours pyrénéens. Les spécimens qui y sont viennent de Grèce et de Slovénie. Ils n'apportent rien à la biodiversité des Pyrénées qui est semi-naturelle : c'est-à-dire un mélange du sauvage et de l'activité des hommes. La démarche du gouvernement nous paraît donc très intéressante. "

Ce qui est sûr c'est que la procédure européenne sera longue, avant une éventuelle condamnation de la France. Les pro-ours proposent d'organiser eux-mêmes des lâchers, mais les opposants espèrent plutôt cantonner les plantigrades dans une réserve délimitée du massif.

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