La pollution de l’air, troisième cause de mortalité en France après le tabac et l’alcool

Selon une étude menée par l'organisme en charge de la veille sanitaire en France, la pollution de l'air est responsable de 48.000 décès chaque année. C'est la troisième cause de mortalité derrière le tabac et l'alcool.

(Illustration de pollution aux particules fines le 18 mars dernier à Paris © MaxPPP)
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franceinfoRadio France

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La pollution atmosphérique serait responsable de 48.000 décès par an, soit la 3e cause de mortalité en France derrière le tabac et l’alcool. C’est en tout cas la conclusion d’une étude publiée ce mardi par Santé publique France, l’organisme en charge de la veille sanitaire dans l’Hexagone.

Pour mener cette étude, les chercheurs ont d'abord établi une carte de France de la concentration moyenne de particules fines inférieures à 2,5 micromètres, qui sont un excellent marqueur de la pollution, à l'origine de nombreuses maladies chroniques. Dans le détail, cette carte montre que les concentrations de particules fines sont plus élevées dans les zones urbaines, comme la région parisienne, l'axe Lyon-Marseille et le Nord-Est de la France. 

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48.000 décès par an dont une partie en zone rurale 

Selon l'étude menée par Santé publique France, la pollution de l'air en France serait donc responsable de 48.000 décès par an : 26.000 dans les grandes villes, 14.000 dans des villes ayant de 2.000 à 100.000 habitants. L’étude dénombre également 8.000 décès en zone rurale. "Tout le monde est exposé à la pollution de l’air et au jour le jour, dans la durée, c’est un facteur de risques" , a assuré au micro de France Info Sylvia Médina, coordinatrice du programme "Air et Santé" pour Santé publique France.

48 000 décès par an en France à cause de la pollution
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*"Les particules fines de diamètre inférieur à 2,5 micromètres vont pénétrer au plus profond de nos poumons, dans les alvéoles, aller dans la circulation sanguine et attaquer les cellules dans n’importe quel organe"* , a précisé Sylvia Médina. Selon la scientifique cela entraîne le développement de *"maladies chroniques, de l’asthme, de maladies coronariennes comme l’infarctus du myocarde"* et même *"de maladies neurologiques" * et de *"cellules malignes"* selon de nouvelles études.Les scientifiques ont étudié différents scénarios pour voir celui qui serait le plus efficace pour diminuer le nombre de décès provoqués par la pollution de l'air. L'un se détache largement: il faudrait que toutes les communes françaises réussissent à atteindre les niveaux de particules qui sont observés dans les 5% des communes les moins polluées en France, quelle que soit leur taille. Cela éviterait 34.000 décès chaque année.**A LIRE AUSSI ** ►►► [Le coût de la pollution évalué à 100 milliards d'euros par an ](http://www.franceinfo.fr/vie-quotidienne/environnement/article/pollution-de-l-air-royal-promet-des-mesures-extremement-fermes-705329)
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