"C'est difficile mais je veux être positive" : le combat d'une jeune Thaïlandaise contre la prolifération des déchets plastiques, accentuée par la crise sanitaire

En Thaïlande, la pandémie de Covid-19 s'est accompagnée d'une augmentation exponentielle du nombre de sacs plastiques, notamment à Bangkok, malgré la mobilisation du gouvernement et de certaines figures locales.

Ralyn Satidtanasarn, surnommée Lilly, collecte des déchets plastiques dans la forêt et sur la plage, le 25 août 2019 près de Bangkok, en Thaïlande. 
Ralyn Satidtanasarn, surnommée Lilly, collecte des déchets plastiques dans la forêt et sur la plage, le 25 août 2019 près de Bangkok, en Thaïlande.  (MLADEN ANTONOV / AFP)
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L’objectif des autorités thaïlandaises est de réduire d’un tiers le volume de déchets plastiques d’ici la fin de l’année. Un objectif qui sera difficile à réaliser malgré des mesures fortes comme l’interdiction d’utiliser des sacs à usage unique dans les magasins. Avec la crise sanitaire liée au coronavirus ces types de déchets ont augmenté de 30% selon les associations environnementales, qui évoquent les nombreuses livraisons de repas dues au confinement.

Mais le gouvernement pourra s’appuyer sur le combat de la jeune Ralyn Satidtanasarn, surnommée Lilly, âgée de 12 ans. Cette fillette au sourire généreux arpente avec son paddle les canaux de la capitale pour les nettoyer. "C'est difficile mais je veux être positive, il y a toujours de l'espoir quand on sait qu'on a les moyens de résoudre un problème", lance la jeune fille.

La Greta Thunberg locale

Un travail de titan qui n’effraie pas Lilly, dont le prénom fait là-bas la une des médias. Elle est d’ailleurs comparé à la Suédoise Greta Thunberg, ce qui n'est pas pour lui déplaire. "Greta est vraiment importante pour moi, pour ce qu'elle symbolise. Elle dit que les enfants ont un rôle à jouer. Elle veut que tout le monde participe, et elle rassemble beaucoup de gens." Du soutien, Lilly en aura besoin car la Thaïlande ne recycle que 19% de ses déchets plastiques et se situe à la 6e place des plus gros pollueurs des océans.