Gaz de schiste : Bruxelles ouvre la voie à l'exploitation

La commission européenne a ouvert la voie ce mercredi à l'exploitation des gaz de schiste, au grand dam des défenseurs de l'environnement. Les États européennes pourront exploiter leurs réserves, à condition de respecter des "principes communs minimaux" en matière d'environnement et de santé a expliqué Bruxelles. 

(Maxppp)
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La commission a adressé une simple
"recommandation" aux États alors que le Parlement européen souhaitait
que l'on légifère sur le sujet des gaz de schiste ou qu'il y ait un règlement
contraignant. Rien de tel donc : Bruxelles a préféré indiquer aux États des
"principes minimaux" à suivre pour l'exploration et l'exploitation des
pétroles et gaz de schiste.

Ainsi,
selon Janez Potocnik, le commissaire chargé de l'Environnement : "Le gaz de schiste
suscite des espoirs dans certaines régions d'Europe,  mais également des inquiétudes. La Commission
répond aux demandes d'action en formulant des principes minimaux que les Etats
membres sont invités à suivre afin de tenir compte des aspects environnementaux
et sanitaires et de donner aux exploitants et aux investisseurs la
prévisibilité nécessaire.
"

"Éviter les fuites à la surface "

Et la commission
européenne de recommander : "Un site ne pourra être sélectionné que si
l'évaluation des risques démontre que la fracturation hydraulique à haut débit
n'entraîne la libération directe d'aucun polluant dans les nappes phréatiques
."

Autre principe avancé
par la commission européenne, les États devront s'assurer que les installations
sont construites "de manière à éviter des fuites à la surface et des
déversements dans le sol, l'eau ou l'air
".

Les opposants furieux

La décision européenne a
été largement saluée par l'association Shale Gas Europe qui rassemble les
professionnels du secteur (de grands groupes comme Total, Chevron ou encore
Shell). Selon eux, ces recommandations représentent "un pas en
avant".

Les opposants à l'exploitation des gaz et pétrole de schiste, au contraire,
sont furieux. Ainsi, l'eurodéputée Michèle Rivasi a dénoncé un "recul inacceptable "
de la Commission. Selon elle, la décision de Burxelles est "un signe du
renoncement de ses engagements législatifs alors qu'elle est censée garantir la
protection de l'environnement et de la santé de citoyens et qu'elle s'est, par
ailleurs, fixée des objectifs ambitieux dans la lutte contre le changement
climatique"