Une fuite de pétrole sur le pipeline d'Ile-de-France pollue des champs et des ruisseaux des Yvelines

Total et la préfecture des Yvelines annoncent qu'une fuite d'hydrocarbures sur le pipeline d'Ile-de-France a eu lieu dimanche soir.

Un dépôt pétrolier Total, à Gargenville (Yvelines), le 23 octobre 2010.
Un dépôt pétrolier Total, à Gargenville (Yvelines), le 23 octobre 2010. (MAXPPP)
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Des champs et des rivières des Yvelines ont été touchés par une fuite d'hydrocarbures sur le pipeline d'Ile-de-France, annoncent lundi 25 février Total et la préfecture des Yvelines. Long de 268 kilomètres, le pipeline d'Ile-de-France transporte principalement du pétrole brut entre le port du Havre (Seine-Maritime) et la raffinerie de Grandpuits.

"Dimanche soir, vers 22h35, une alarme de baisse de pression sur le pipeline d'Ile-de-France s'est déclenchée sur le tronçon reliant le dépôt de Gargenville (Yvelines) à la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne)", annonce Total, qui précise que "la présence de pétrole brut a été constatée dans un champ". 

Quelque 4 à 7 hectares de champs sont concernés à Autouillet, ainsi que des rus dans les communes de Vicq, Boissy-sans-Avoir et Autouillet, a indiqué la préfecture. La gendarmerie fait, elle, état de 9 à 12 hectares touchés par la pollution. 

"Les dégâts sont importants mais localisés" 

"Il y a des moyens de pompage sur place. Mais plus aucun produit ne circule, le pipeline n'est plus sous pression et plus grand-chose ne s'en échappe, précise le directeur de cabinet du préfet, Thierry Laurent. On est partis pour plusieurs mois d'opération. Il faudra sans doute plusieurs semaines pour excaver le pipeline", enfoui sous terre, puis construire des fossés autour des zones polluées. Il poursuit : "A terme, il faudra sans doute excaver l'ensemble des terres polluées", qui appartiennent à deux agriculteurs de Boissy-sans-Avoir. Total a activé sa cellule de crise et son plan de surveillance et d'intervention (PSI). "Des investigations sont en cours pour déterminer les origines de la fuite", indique l'entreprise.

Vingt sapeurs-pompiers de la cellule antipollution se sont rendus sur place, ainsi que des gendarmes et des agents de l'Unité départementale de la direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie (DRIEE). "Les dégâts sont importants mais localisés. C'est Total qui va se charger de l'ensemble des opérations. C'est sa responsabilité, sous le contrôle des services de l'Etat et de la DRIEE", a dit Thierry Laurent.