Hausse des tarifs des péages : Julien Bayou veut "annuler" les contrats entre les sociétés d'autoroute et l'État

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Le patron des écologistes plaide aussi pour une réduction généralisée de la vitesse, "un enjeu de pollutiion et de sécurité routière".

"Notre souhait, c'est d'annuler ce contrat" entre les sociétés d'autoroutes et l'État, a assuré sur franceinfo Julien Bayou, secrétaire national d'Europe Ecologie les Verts (EELV), en réaction à la hausse d'environ 2% du prix des péages le 1er février. Les contrats qui lient les sociétés d'autoroute à l'État prévoient en effet une augmentation automatique des tarifs des péages tous les ans à cette date, en fonction notamment de l'inflation et des chantiers entrepris sur le réseau.

Pour ce soutien du candidat écologiste à l'Elysée, Yannick Jadot, ce contrat est "parfaitement déséquilibré" car "il n'y a aucun engagement des concessionnaires d'autoroutes" mais "par contre, ils ont le droit d'augmenter les prix plus vite que l'inflation, sans que les consommateurs aient leur mot à dire". "C'est un cadeau incroyable fait aux concessionnaires autoroute par la droite" et "c'est du racket", a-t-il insisté, pointant du doigt l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin ainsi qu'Emmanuel Macron. L'inflation en France a accéléré à 1,6% sur l'ensemble de l'année 2021, en moyenne annuelle, selon l'Insee, au plus haut depuis 2018.

Des tarifs modulés selon "le niveau de revenu" ou l'usage

Julien Bayou plaide aussi pour une "modulation" des tarifs des péages "selon le niveau de pollution ou le niveau de revenu des usagers, par exemple". "Il y a des personnes qui sont absolument dépendantes de la voiture qui payent exactement le même prix que la personne qui l'utilise pour son loisir, a-t-il souligné. Vous pouvez avoir des abonnements pour les personnes qui sont dépendantes de la voiture", a-t-il avancé.

A l'image de Yannick Jadot, Julien Bayou est favorable à une réduction de la vitesse sur autoroute. "Sur la vitesse, il y a un enjeu, évidemment, de pollution par les émissions de gaz à effet de serre et un enjeu de sécurité routière", a-t-il déclaré. "Il y a une piste, qui est d'explorer" une limitation de la vitesse "à 120 km/h", un "bon arbitrage" selon lui "parce que ça n'augmente pas vraiment la durée du trajet". Par ailleurs, "ça limite la consommation de carburant donc c'est aussi un enjeu pour le porte-monnaie".


Favorable aux 80 km/h sur les routes secondaires, Julien Bayou pousse aussi pour une réduction de la limitation de vitesse en agglomération. "Nous voulons généraliser les zones 30" dans toutes les villes de France, a-t-il dit, car "on n'a pas besoin d'y rouler vite". "Pensons aux piétons et aux cyclistes", a-t-il lancé, tout en insistant sur le fait "qu'on y atteint jamais la vitesse rêvée à 50 km/h" car "les villes sont saturées".

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