Infographies Météo : le mois de mai a été plus chaud et moins pluvieux que la normale

Malgré une période fraiche et humide de dix jours, le mois écoulé a été légèrement plus chaud, et surtout moins pluvieux que les normales de saison, selon les données de Météo France.
Article rédigé par Thomas Baïetto
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Une touriste profite de la plage, le 30 mai 2023 à Hossegor (Landes). (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Un mois froid et pluvieux ? C'est sans doute l'impression que vous a laissé ce mois de mai en France hexagonale. Pourtant, il a fait en moyenne 0,8°C de plus que les normales de saison mesurées entre 1991 et 2020 (voir le premier graphique ci-dessous) et il y a eu 20% de pluie en moins, selon les données provisoires fournies par Météo France à franceinfo, jeudi 1er juin. Les chiffres définitifs seront publiés vendredi.

Comment expliquer un tel décalage ? "Mai 2023 n'a rien à voir avec le précédent, qui était le plus chaud jamais enregistré en France, à +2,4°C au-dessus des normales", explique à franceinfo Matthieu Sorel, climatologue à Météo France. Dans certaines villes du sud du pays, le thermomètre avait alors frôlé les 35°C.

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Cette "impression de morosité" provoquée par le souvenir de mai 2022 a été renforcée par "le fait que nous avons connu une période un peu plus fraîche et maussade entre le 10 et le 20 mai", poursuit le climatologue. Le mercure est alors descendu jusqu'à 4°C en dessous des normales de saison. Une fraîcheur accentuée par le vent de nord-est, qui nous a fait oublier le début du mois, "chaud, ensoleillé et sec", tout comme la fin du mois sur la moitié nord. Ce mois de mai reste ainsi dans la lignée des mois précédents, avec des températures supérieures aux normales, à l'exception du mois d'avril qui avait connu des températures conformes aux moyennes.

Avec le réchauffement climatique, provoqué par notre consommation de pétrole, de charbon et de gaz, "nous ne sommes plus habitués à avoir des conditions plus proches de la normale et nous avons oublié que le printemps reste une saison de transition, avec des périodes plus fraîches, plus humides ou plus estivales", constate Matthieu Sorel, avant d'ajouter : "Mai n'est pas forcément un mois très estival. C'est l'image que se font les gens, mais c'est très loin de la réalité. Nous avons sans doute envie de sortir de l'hiver".

Le caractère "chaud" de ce mois de mai est encore plus flagrant si on le compare à la moyenne 1971-2000 (graphique ci-dessous), une période où les effets du réchauffement climatique étaient moins visibles.

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