Des militants écologistes manifestent à Paris, en marge du sommet pour un nouveau pacte financier mondial

Plus de 350 personnes se sont rassemblées sur la place de la République, dont Greta Thunberg, pour protester contre le financement des énergies fossiles.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Temps de lecture : 1 min
Greta Thunberg, lors d'une manifestation en marge du sommet pour un nouveau pacte financier mondial, le 23 juin 2023, à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)

"Planète invivable, Etats, lobbies coupables !"  A Paris, plus de 350 militants se sont rassemblées, vendredi 23 juin, place de la République, pour protester contre le financement des énergies fossiles, au deuxième jour d'un sommet pour un nouveau pacte financier mondial. Parmi eux : la militante écologiste suédoise Greta Thunberg.

L'ambiance était festive. Sur fond d'afro-pop, les militants présents ont défini, au moyen d'une corde jaune, un cercle occupant un quart de la place monumentale au centre duquel étaient allongés trois signes dollar composés de plus de 450 cartons noir. Puis vers 9 heures, ces cartons ont été progressivement retournés pour révéler leur face verso verte, changeant la couleur des signes tout entiers.

"L'image est assez claire : c'est pour passer d'une finance sale à la finance verte", explique Anne Cormille, 22 ans, à l'AFP. L'étudiante en géosciences déplore que le sommet de Paris "n'évoque même pas d'arrêter le financement des énergies fossiles", pourtant source des problèmes climatiques auxquels il entend répondre.

"Ce qui est clair, c'est que ce sommet ne va mener à aucune prise de décisions contraignantes et fortes."

Soraya Fettih, porte-parole de 350.org

Le signe, trois traits horizontaux chapeautés d'un quatrième vertical, symbole des Soulèvements de la Terre, collectif dissous par le gouvernement mercredi, étaient sur de nombreux visages avant d'être hissé sur le monument à la République où un grand carré de tissu a été dressé. "C'était une erreur pour le gouvernement", juge Louise Ulrich, étudiante de 19 ans, déplorant cette dissolution. Selon elle, "on n'a jamais autant parlé [du collectif] que depuis sa dissolution. Et si demain on appelle à une action, j'y vais encore plus !"

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