COP21 : des discours en série, pas tout à fait unanimes

Plus de 140 dirigeants sont passés à la tribune. Tous ont défendu la nécessité et l'urgence d'un accord sur le climat, mais les pays en développement demandent une plus forte implication des pays riches.

(Plus de 150 chefs d'Etat ont pris la parole pour ouvrir la COP21 au Bourget © Sipa)
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La COP21 s'est ouverte au Bourget, avec la présence exceptionnelle de 150 chefs d'Etat et de gouvernement. Toute la journée, ils ont défilé sur les deux tribunes prévues pour les discours pour lancer les travaux de cette conférence de l'ONU sur le climat. Ils sont nombreux à avoir dépassé les trois minutes prévues. L'un après l'autre, tous ont défendu la nécessité de trouver un accord avant la fin de la semaine prochaine. Quant à savoir ce qu'il contiendra exactement, il y a des divergences.

Bilan de cette première journée de la COP21 : pas d'annonce fracassante mais un ton solennel. Anne-Laure Barral, spécialiste "environnement" de France Info
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"Être à la hauteur de l'enjeu"

D'un côté, il y a les pays les plus riches, ceux qui n'ont pas eu à se préoccuper de l'environnement pour se développer. C'est notamment le cas des Etats-Unis, le plus gros pollueur par habitant du monde. Le président américain a appelé à "être à la hauteur" de l'enjeu, expliquant qu'il n'y a plus de "conflit entre croissance économique et protection de l'environnement"

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a interrogé la salle : "Si nous ne réussissons pas, nous dirons à nos enfants que c'était difficile ?" Le discours de Justin Trudeau, Premier ministre canadien, a été particulièrement applaudi. Il faut dire que son pays n'avait pas fait de l'écologie une priorité, ces dernières années. Il était notamment sorti des accords de Kyoto.

Partage des responsabilités

Pour les pays en développement, si la signature d'un accord est essentielle, la répartition des responsabilités l'est tout autant. Le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre indien Narendra Modi ont les mêmes requêtes : les pays développés doivent "assumer plus de responsabilités" et soutenir davantage les pays en développement. Pour Narendra Modi, "les engagements doivent être conformes à l'empreinte écologique des pays"

Le président des Philippines, Benigno S. Aquino III, a rappelé que les Philippins ont "l'une des plus petites empreintes carbone du monde" mais qu'ils sont en première ligne des risques liés au dérèglement climatique. Maintenant que les discours sont terminés, place aux dernières négociations. Les équipes de chaque pays vont travailler pour défendre leur point de vue et aboutir à un accord avant le 11 décembre.

►►►  RELIRE : le déroulé de la première journée de la COP21