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Ce qui se passe à la centre de Fukushima est "un accident grave, pas une catastrophe nucléaire" selon Eric Besson

"A ce stade, et selon les informations dont on dispose, (...) ca n'a rien à voir avec Tchernobyl", a indiqué le ministre de l'Industrie et de l'Energie à l'issue d'une réunion de la filière nucléaire sur la situation au Japon.Il faut faire attention "à ne pas sonner un tocsin qui n'existe pas à l'heure où l'on parle", a-t-il encore souligné.
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Eric Besson, ministre chargé de l'Industrie et de l'Energie. (AFP - Eric Feferberg)

"A ce stade, et selon les informations dont on dispose, (...) ca n'a rien à voir avec Tchernobyl", a indiqué le ministre de l'Industrie et de l'Energie à l'issue d'une réunion de la filière nucléaire sur la situation au Japon.

Il faut faire attention "à ne pas sonner un tocsin qui n'existe pas à l'heure où l'on parle", a-t-il encore souligné.

La réunion, présidée par la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, s'est tenue en présence notamment du ministre de l'Industrie Eric Besson, de la présidente du directoire du groupe nucléaire Areva Anne Lauvergeon et du PDG d'EDF Henri Proglio.

Le groupe français Areva est le numéro un mondial du nucléaire et EDF est le premier électricien nucléaire mondial.

Il s'agissait de faire le point sur la situation au Japon, d'évoquer les éventuels risques liés à un nuage radioactif dans les territoires d'Outre-Mer français ainsi que les mesures de prévention contre les risques sismiques et les inondations dans les centrales nucléaires françaises.

chez nos voisins allemands et italiens notamment, mais aussi sur la sûreté des installations en France, deuxième plus grand pays nucléaire au monde après les Etats-Unis.

"Pas d'inquiétude pour l'Outre-Mer"
Lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion, les deux ministres ont livré peu d'informations et se sont surtout voulus rassurants. "Le nucléaire n'est qu'une petite partie et certainement pas la plus importante de ce drame national qui a frappé le Japon", ont-ils répété en choeur.

A ce stade, selon Nathalie Kosciusko-Morizet, il n'y a "pas de risque" pour les populations des territoires français d'Outre-mer.

"Aujourd'hui ont été relâchées dans l'environnement des émanations de vapeurs faiblement radioactives qui, au moment où nous parlons, ne semblent pas devoir être dangereuses pour les Japonais eux-mêmes et donc forcément pas dans les territoires d'outre-mer", distants de plusieurs milliers de kilomètres-Mer, a-t-elle souligné.

"Les vents poussent par le Pacifique et il y a peu d'échange de vent entre l'hémisphère Nord et l'hémisphère Sud", a-t-elle ajouté. "Si besoin était, des dispositifs seraient pris" pour protéger les Français d'Outre-Mer, a assuré la ministre de l'Ecologie.

"Les centrales françaises intègrent les risques sismiques"
Selon Eric Besson , il faut "dire et redire à nos concitoyens que toutes les centrales (françaises) ont été conçues en intégrant les risques sismiques et d'inondation". "Il y a des révisions régulières", a-t-il ajouté.

Le président de l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste, a précisé qu'il n'y avait pas lieu, notamment, de renforcer la sécurité de la centrale de Fessenheim, située dans une zone à risque sismique en Alsace et qui, comme le remarque Corinne Lepage de Cap 21, n'a qu'une seule enceinte de confinement (et non pas deux comme au Japon).

"Nous faisons chaque année 1.000 inspections sur le parc nucléaire en France. Sur Fessenheim, 15 à 20 inspections donc avant de faire quoi que ce soit, il faudra voir quelles leçons il y a à tirer du Japon", a expliqué André-Claude Lacoste.

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