Une campagne de réintroduction d’hippocampes menée au large de Monaco

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Hippocampes Monaco
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France Télévisions

Présent depuis 40 millions d’années en Méditerranée, l’hippocampe est menacé de disparition. Pour préserver l’espèce, une campagne de réintroduction de spécimens nés au musée océanographique de Monaco est actuellement menée au large de la principauté. #IlsOntLaSolution

C’est la période idéale pour cette opération délicate. Âgés de neuf mois, sept hippocampes élevés à l’aquarium de Monaco ont atteint leur maturité sexuelle et vont être lâchés au large de la principauté pour peut-être participer à la saison de reproduction. Quatre mâles et trois femelles, tous issus du même père. "On les sépare sur deux sites différents pour ne pas qu’ils puissent se reproduire entre eux. C’est le mâle qui porte les bébés et qui accouche, mais sans femelle ça ne fonctionne pas, donc les deux sont essentiels", explique Olivier Brunel, chef du service aquarium au Musée océanographique de Monaco. A charge pour eux de trouver l'âme soeur.

Sous surveillance pendant cinq ans

L’objectif : mieux connaître les hippocampes, pour mieux les protéger. Et avant de remettre dans leur milieu naturel les sept nouveaux-venus, il aura fallu pas moins de 160 heures de plongée au départ pour prélever trois individus adultes, dont ce mâle qui a expulsé plus d’une centaine de bébés. Au final, il n’en reste que sept, mais le but premier de cet essai était de progresser sur un protocole d’élevage pour envisager l’avenir et la sauvegarde de l’espèce. "On va les observer et, soit on voit une population qui s’établit bien, on en observe d’autres, d’autres familles, d’autres gènes en fait, et tout ira bien ; soit on voit que la population décline, et à ce moment-là, l’homme devra intervenir et les aider avec un renforcement un peu artificiel de la reproduction", précise Robert Calcagno, le directeur général de l'Institut océanographique de Monaco.

En attendant les chevaux de mer ont découvert pour la première fois leur milieu naturel et c’est le Prince Albert en personne qui les a confiés aux plongeurs chargés de les déposer dans leur nouvel habitat à vingt mètres de profondeur. L’étude est prévue pour durer cinq ans.

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