Pau : un paintball pour lutter contre les chenilles processionnaires

L'idée n'est pas de tuer les nuisibles mais de limiter leur reproduction.

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avec France Bleu Béarn Bigorre - franceinfo
Radio France
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Temps de lecture : 1 min.
Des chenilles processionnaires (illustration). (VALÉRIE MENUT / RADIO FRANCE)

Pour lutter contre l'invasion des chenilles processionnaires, les agents de la ville de Pau (Pyrénées-Atlantiques) expérimentent depuis le début de la semaine, un paintball, rapporte France Bleu Béarn Bigorre. Dans ce paintball, des capsules qui diffusent des phéromones pour empêcher l'accouplement des papillons. La ville de Pau tente cette nouvelle approche pour éviter la prolifération de ces nuisibles qui sont en train de sortir de leur nid.

Des tirs de phéromones pour empêcher l'accouplement

"On met à peu près dix capsules dans un arbre et on arrive quand même à faire entre 80 à 90 % de réussite", explique au micro de France Bleu Béarn Bigorre, Florent Thieffaine, le chef d'équipe du patrimoine arboré de la ville, qui est chargé de tirer au paintball.

Florent Thieffaine, le chef d'équipe du patrimoine arboré de la ville de Pau, tire des capsules remplies de phéromones pour empêcher l'accouplement des chenilles processionnaires, le 6 juin 2021. (DIMITRI MORGADO / RADIO FRANCE)

Les agents doivent atteindre et cibler les envols de papillons de la chenille processionnaire. Les premiers vols sont généralement observés à partir de la seconde semaine de juin et peut durer entre un et deux mois. C'est la période où les mâles vont rechercher des femelles pour s'accoupler.

Ces chenilles peuvent détériorer la santé des arbres, la santé humaine, et celle des animaux de compagnie. Les poils de la chenille processionnaire peuvent provoquer une réaction urticante chez l'homme. Les chiens sont également particulièrement sensibles : "On peut avoir des nécroses de langue sur les animaux de compagnie, il faut les tenir en laisse, faire attention", rappelle Antoine Gauthier, responsable des unités de gestion et ingéniérie de l'Arbre à Pau.

Cette opération d'une semaine a un coût, environ 4 500 euros, pour l'utilisation de 1 500 "billes" de phéromones.

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