Barrage de Caussade : la préfecture va mettre en place une "nouvelle étude d'impact" pour sortir du "blocage"

Le bras de fer entre l'État et les agriculteurs dans ce dossier dure depuis plusieurs semaines.

Les travaux sur le lac de Caussade, en février 2019.
Les travaux sur le lac de Caussade, en février 2019. (SUIRE THIERRY / MAXPPP)
#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

La préfecture de Nouvelle-Aquitaine annonce avoir décidé la "réalisation d'une nouvelle étude d'impact environnemental" ainsi que la mise en œuvre d'une "concertation avec l'ensemble des parties prenantes et acteurs de l'eau du bassin concerné". Cette décision a été prise à l'issue d'une réunion qui s'est tenue mercredi 5 juin à Bordeaux entre la préfète de région et les agriculteurs du Lot-et-Garonne qui ont construit illégalement le barrage de Caussade, près d'Agen.

La "nouvelle approche" de ce dossier envisagée par la préfecture de Gironde passera également par "la réalisation d’une étude de sécurité de l’ouvrage existant". "Le suivi de ces orientations, poursuit la préfecture, est la condition à une sortie de la situation de blocage actuelle". Par ailleurs, dans l'attente des résultats de ces nouvelles concertations, "les services de l’État seront également attentifs au maintien du statu quo et notamment à l’absence de mise en eau de la retenue".

La construction du barrage d'abord autorisée par l'État, puis interdite

À propos de ce barrage construit à une quarantaine de kilomètres de celui de Sivens, où le militant écologiste Rémi Fraisse a été tué par l'explosion d'une grenade des forces de l'ordre en 2014, le bras de fer entre l'État et les agriculteurs dure depuis plusieurs semaines. Le premier a d'abord autorisé, sans respect des règles environnementales, la construction de ce barrage, avant de l'interdire. Les seconds ont eux empêché les gendarmes de poser les scellés sur les engins de chantier, cet hiver, après le rétropédalage de l'État.

En mai, un arrêté préfectoral a alors ordonné la destruction du barrage d'ici le mois d'août. Il donnait huit jours au constructeur pour creuser une brèche dans la digue afin de laisser l'eau du ruisseau Caussade s'écouler à nouveau.