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Au Japon, le traitement des déchets provoqués par le tsunami n'avance pas

Près d'un an plus tard, tous les débris ont été rassemblés et en partie triés, mais il reste à les incinérer ou recycler. Une opération qui ne peut se faire dans les seuls sites spéciaux des régions concernées.

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Une voiture passe devant un tas de débris provoqués par le tsunami dans la préfecture d'Iwate, à Ofunato (Japon), le 15 février 2012. (TORU YAMANAKA / AFP)

Le chantier traîne. Seuls 5% des déchets provoqués par le tsunami qui a frappé la côte est du Japon, le 11 mars 2011, ont été pris en charge à ce jour, s'est plaint mardi 21 février le ministre japonais de l'Environnement. Quelque 22,53 millions de tonnes de détritus se sont accumulées au cours de cette seule journée dans les préfectures côtières de Miyagi, Iwate et Fukushima, les trois provinces les plus touchées par la catastrophe, qui a tué plus de 19 000 personnes.

Près d'un an plus tard, tous les débris ont été rassemblés et en partie triés, mais il reste à les incinérer ou recycler, une opération qui ne peut se faire dans les seuls sites spéciaux des régions concernées, d'autant qu'une partie d'entre eux a été détruite. Seulement 1,18 million de tonnes a pu être traitée à ce jour. "Nous construisons des centres d'incinération provisoires et poursuivons le tri et le recyclage", commente le ministre. "Mais si les choses continuent au rythme actuel, il sera difficile de terminer d'ici à mars 2014 comme prévu".

Le gouvernement implore les autres préfectures de prendre en charge une partie du fardeau provenant de Miyagi et Iwate, mais jusqu'à présent, seule la municipalité de Tokyo a accepté. Les autres autorités locales font face à l'opposition farouche d'une partie de leurs administrés, qui craignent que les déchets du Tohoku (nord-est) ne soient radioactifs, même si ceux de la préfecture de Fukushima, la plus contaminée, ne seront pas expédiés ailleurs. Les tests effectués sur ceux de Miyagi et Iwate ont montré l'absence de danger sanitaire.

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