Biélorussie : "Il est clair que Loukachenko doit partir", estime Emmanuel Macron

"Ce qui se passe en Biélorussie, c'est une crise de pouvoir", déclare Emmanuel Macron dans un entretien au "JDD". De nombreuses arrestations ont eu lieu en Biélorussie parmi les manifestants qui protestent depuis début août contre la réélection contestée du président Alexandre Loukachenko.

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France Télévisions
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Emmanuel Macron lors d'un point presse, le 23 septembre 2020, après la visite d'un service de protection maternelle et infantile, à Longjumeau (Essonne). (LUDOVIC MARIN / AFP)

Un jugement sans appel. Le président de Biélorussie, Alexandre Loukachneko, doit quitter le pouvoir, affirme Emmanuel Macron, dans un entretien accordé au JDD (lien abonné) et publié dimanche 27 septembre. "Ce qui se passe en Biélorussie, c'est une crise de pouvoir, un pouvoir autoritaire qui n'arrive pas à accepter la logique de la démocratie et qui s'accroche par la force. Il est clair que Loukachenko doit partir", déclare le président de la République.

Le président français se dit également "impressionné par le courage des manifestants" en Biélorussie. "Ils savent les risques qu'ils prennent en défilant tous les week-ends et pourtant, ils poursuivent le mouvement pour faire vivre la démocratie dans ce pays qui en est privé depuis si longtemps, ajoute le chef de l'Etat. Les femmes en particulier, qui défilent tous les samedis, forcent le respect."

Des dizaines d'arrestations

Plus de 90 personnes, pour la plupart des femmes, ont encore été arrêtées samedi lors de rassemblements de l'opposition, a indiqué une ONG. Concernant le rôle du président russe Vladimir Poutine dans la recherche d'une solution à la crise politique après la réélection contestée le 9 août du président Loukachenko, Emmanuel Macron juge qu'on est encore loin du compte.

"Il se trouve que j'ai parlé à Vladimir Poutine le 14 septembre, le jour où il recevait Loukachenko à Sotchi. Je lui ai dit que la Russie a un rôle à jouer, et ce rôle peut être positif s'il pousse Loukachenko à respecter la vérité des urnes et à libérer les prisonniers politiques. C'était il y a quinze jours, nous n'y sommes pas", déclare ainsi le président français, cité par le JDD.

Une possible rencontre entre Macron et Tikhanovskaïa

Emmanuel Macron effectuera de lundi à mercredi sa première visite en Lituanie et en Lettonie, deux Etats baltes qui espèrent son appui face à la crise politique en Biélorussie. L'UE comme les pays baltes n'ont pas reconnu l'élection de Loukachenko et la Lituanie a donné refuge à la cheffe de file de l'opposition Svetlana Tikhanovskaïa.

La présidence française a indiqué qu'il n'était "pas exclu" que le président français rencontre à Vilnius l'opposante biélorusse. Svetlana Tikhanovskaïa a déclaré jeudi au journal Le Figaro qu'elle "attend(ait) beaucoup" d'Emmanuel Macron. L'opposante espère qu'il "s'engage pour nous aider à sortir de l'impasse".

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