Biélorussie : 633 arrestations lors de la manifestation massive de l'opposition, selon la police

Une très forte mobilisation a encore eu lieu dimanche à Minsk pour réclamer le départ d'Alexandre Loukachenko.

Des fleurs attachées à des barbelés durant la manifestation de dimanche 6 août, pour demander la démission du président contesté Alexandre Loukachenko.
Des fleurs attachées à des barbelés durant la manifestation de dimanche 6 août, pour demander la démission du président contesté Alexandre Loukachenko. (AFP)

La répression des opposants de Loukachenko s'intensifie. La police biélorusse a fait état, lundi 7 septembre, de 633 arrestations lors de la manifestation massive de l'opposition dimanche, qui visait à protester contre la réélection début août du président Alexandre Loukachenko"Au total, 633 personnes ont été interpellées hier pour enfreinte à la loi sur les événements de masse", a indiqué le ministère de l'Intérieur biélorusse dans un communiqué.

Des colonnes de protestataires ont bravé les mises en garde des autorités, marchant dans une capitale surveillée par l'armée aux cris de "Va-t'en" ou "Ordure !" Des images tournées par le site d'informations TUT.BY montrent des femmes criant "Honte" aux membres cagoulés des forces de sécurité qui appréhendent des manifestants.

Arrestations d'opposants de premier plan

Maria Kolesnikova, une des principales figures de l'opposition en Biélorussie, a été arrêtée lundi dans le centre de Minsk et conduite dans une fourgonnette par des personnes non identifiées, selon le site d'informations en ligne biélorusse Tut.By. On ignore à ce jour qui est à l'origine de l'arrestation de l'opposante : la police biélorusse a déclaré ne pas détenir Maria  Kolesnikova, d'après l'agence de presse russe Interfax. La militante, qui compte parmi les principaux soutiens de Svetlana Tsikhanoskaïa, avait déjà été appréhendée puis relâchée début août.

Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis vingt-six ans dans l'ancienne république soviétique, a rejeté l'appel à de nouvelles élections lancée par sa principale opposante, Svetlana Tsikhanoskaïa, qui vit en exil en Lituanie.