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Ehud Barak a annoncé lundi qu'il quittait le Parti travailliste, qu'il dirigeait, pour créer une nouvelle formation

Il s'agissait pour lui de s'assurer de garder son poste dans le gouvernement, de plus en plus critiqué au Parti travailliste.Le ministre israélien de la Défense emmène avec lui quatre autres parlementaires travaillistes. Un ministre travailliste, Yitzhak Herzog, a annoncé sa démission du gouvernement qui en comptait cinq.
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Ehud Barak (décembre 2010) (AFP - Getty / Mario Tama)

Il s'agissait pour lui de s'assurer de garder son poste dans le gouvernement, de plus en plus critiqué au Parti travailliste.

Le ministre israélien de la Défense emmène avec lui quatre autres parlementaires travaillistes. Un ministre travailliste, Yitzhak Herzog, a annoncé sa démission du gouvernement qui en comptait cinq.

"Nous créons aujourd'hui un groupe (parlementaire), un mouvement et par la suite un parti qui sera centriste, sioniste et démocratique dans la lignée de Ben Gourion", a déclaré Ehud Barak lors d'une conférence de presse à la Knesset (Parlement).

"Nous avons déposé à la commission de la Knesset une demande pour nous faire reconnaître comme un groupe parlementaire indépendant qui s'appellera Hatzmahout (Indépendance)", a ajouté le ministre de la Défense.

Il a dénoncé "le glissement à gauche, toujours plus à gauche" du Parti travailliste. De nombreux responsables travaillistes invitaient Ehud Barak à faire pression sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu en faveur d'une relance du processus de paix israélo-palestinien, et son rôle à la tête du mouvement était contesté.

Les dirigeants du Parti travailliste devaient se réunir en février ou mars pour annoncer leur départ du gouvernement faute de négociations de paix. Ehud Barak était favorable à un maintien à tout prix au gouvernement.

Le Parti travailliste comptait jusque-là quatre ministres et 13 députés (sur 120).

Ehud Barak devrait rester fidèle à la coalition gouvernementale mais on ignore ce que vont décider les huit députés travaillistes restant à l'égard du gouvernement. Celui-ci dispose d'une majorité de 74 sièges.

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