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Egypte : au moins un mort, dans trois attentats successifs au Caire

Trois explosions ont secoué à la mi-journée mercredi le quartier de l'Université, dans le centre-ville du Caire. Deux attaques se sont d'abord produites quasi-simultanément devant des locaux de la police, à l'entrée du campus. Un général de police a été tué et moins cinq personnes blessées. Une troisième bombe a explosé à proximité, deux heures après les premiers attentats. Le bilan donné par le ministère de l'Intérieur égyptien est provisoire.  
Article rédigé par
Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Au Caire, un général de police a été tué mercredi midi, lors d'une attaque à l'explosif. Deux autres explosions ont retenti deux heures après dans le même secteur de l'Université. Le campus reste un bastion des manifestants
pro-Morsi et des étudiants islamistes. L'Université a été le théatre ces dernières semaines de manifestations, qui ont fait plusieurs morts parmi les participants islamistes. 

Des attentats visant la police 

Le bilan des trois attentats du Caire pourrait évoluer dans
l'après-midi. Plusieurs gradés de la police, dont un conseiller du ministère de
l'Intérieur figureraient parmi les blessés. Le double attentat s'est produit
devant les abris de la police, placés à l'entrée de l'Université du Caire. Des
engins de fabrication rudimentaire auraient été utilisés pour ces attaques. Elles ont été suivies d'une troisième explosion, deux heures après, et toujours à proximité du campus. Un mouvement de panique a rapidement gagné les étudiants présents dans
les bâtiments. 

Des violences à deux mois de la présidentielle

L'Université du Caire, malgré les renforts policiers, reste
un bastion de la contestation islamiste contre le gouvernement. Quotidiennement,
des partisans de l'ancien président Morsi et des étudiants islamistes s'y rassemblent. A plusieurs
reprises, la police a utilisé des grenades lacrymogènes et des armes
automatiques pour les disperser. Cette répression aurait
fait plus de 1.400 morts dans le pays depuis l'été 2013.  

Selon le gouvernement
intérimaire, près de 500 personnes, en majorité des policiers er des soldats
ont été tuées depuis le renversement en juillet 2013 du président Morsi. Une élection
présidentielle est prévue les 26 et 27 mai. Un scrutin dont le maréchal Abdel Fattah
al-Sissi est donné favori. 

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