Mort du petit Enzo : la thèse accidentelle privilégiée

L'autopsie du corps du petit garçon, retrouvé mort samedi 24 décembre dans la Meuse, fait pencher les experts pour une thèse selon laquelle l'enfant serait tombé accidentellement dans la rivière. 

L\'hélicoptère s\'apprêtant à transporter le corps d\'Enzo à Dijon où il doit être autopsié. Le petit garçon de 2 ans a été retrouvé mort à Harreville-les-Chanteurs (Haute-Marne) dans la Meuse , le 24 décembre 2011.
L'hélicoptère s'apprêtant à transporter le corps d'Enzo à Dijon où il doit être autopsié. Le petit garçon de 2 ans a été retrouvé mort à Harreville-les-Chanteurs (Haute-Marne) dans la Meuse , le 24 décembre 2011. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

L'autopsie du corps du petit Enzo, 2 ans, retrouvé mort samedi 24 décembre dans la Meuse à Harréville-les-Chanteurs (Haute-Marne), a livré ses premières réponses. D'après le procureur de Chaumont, les enquêteurs privilégient la thèse de l'accident.

Selon François Prélot, l'autopsie pratiquée le dimanche 25 décembre "n'a révélé aucune trace de violence, ni de choc extérieur, avec un véhicule par exemple. Aucun signe d'agression sexuelle et aucune marque d'empoignement, qui aurait pu indiquer que l'enfant aurait pu être poussé, n'ont été détectés."

Chute mortelle dans la Meuse

Si le procureur précise que l'enquête se poursuivait, la thèse la plus probable est celle qui veut que l'enfant aurait trouvé la mort en chutant dans la Meuse. C'est dans ce fleuve que son corps a été retrouvé à 400 mètres du lieu où la brigade cynophile avait perdu sa trace. Trois chiens avaient "marqué" l'arrêt sur un pont situé près du lieu où Enzo avait disparu, le magasin géré par sa mère.

Des dizaines de gendarmes et d'enquêteurs, aidés par des habitants, ont été mobilisés pendant deux jours pour retrouver l'enfant qui aurait échappé à la surveillance de sa mère. Selon le parquet, Enzo avait l'habitude de circuler entre le magasin et le garage de son grand-père, situé juste à côté.

La famille du garçonnet a été prise en charge par une cellule de crise psychologique.