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Devant la Cour pénale internationale, Laurent Gbagbo charge l'armée française

Les premiers mots de l'ancien président ivoirien, lors de sa comparution à La Haye, ont été pour la France : "j'ai été arrêté sous les bombes françaises ; c'est l'armée française qui a fait le travail". Prochaine audience prévue le 18 juin 2012.
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Radio France
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 (Peter Dejong Reuters)

L'audience n'aura duré qu'une petite demi-heure. Le temps de vérifier l'identité de l'accusé, de l'informer clairement des charges qui pèsent contre lui, et des droits qui lui sont reconnus. Il est notamment soupçonné d'être "coauteur indirect" de crimes contre l'humanité lors des violences post-électorales de 2010-2011, à savoir meurtres, viols, actes inhumains et persécutions commis par ses forces entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

Cette courte audience aura tout de même laissé à Gbagbo l'opportunité d'un coup d'éclat : L'ex-président ivoirien a livré sa vérité sur sa capture. Selon lui donc, c'est l'armée française qui a orchestré son arrestation. "J'ai été arrêté le 11 avril 2011 sous les bombes françaises. C'est l'armée française qui a fait le travail." Et de développer : "une cinquantaine de chars français encerclaient la résidence (présidentielle, ndlr) pendant que les hélicoptères bombardaient" .

Une fois ces choses dites, la juge présidente a annoncé que la prochaine audience de
Laurent Gbagbo aurait lieu le 18 juin prochain. Ce n'est qu'à l'issue de
cette audience, dite de confirmation des charges, que les juges
détermineront si les preuves sont suffisamment solides pour la tenue d'un procès.

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