Des milliers de Kurdes syriens tentent d’échapper aux djihadistes de l'EI

La ville de Kobani, dans le nord de la Syrie, était assiégée dimanche par les djihadistes de l'EI, forçant des milliers de Kurdes syriens à fuir vers la Turquie voisine.

(Des milliers de Kurdes syriens arrivent à la frontière syrio-turque, située à une dizaine de kilomètres de la ville de Konabi où les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) sèment la terreur © REUTERS/Kadir Celikcan)

Environ 70.000 Kurdes syriens ont fui en Turquie depuis vendredi en raison de l’offensive menée par les combattants de l'Etat islamique pour prendre le contrôle de la ville d'Aïn al Arab, appelée aussi Kobani, qui est la troisième agglomération kurde de  Syrie. Dimanche, cette ville située à une dizaine de kilomètres de la Turquie, était assiégées par les djihadistes qui affirment avoir déjà pris une soixantaine de villages le long de la frontière syro-turque.

Exécutions par décapitations 

Rapportant les témoignages d’habitants de Kobani, où il s’est rendu samedi, un député kurde de Turquie a indiqué que les combattants de l'Etat islamique décapitaient des gens en progressant de villages en villages, parlant d’une "opération de génocide (...) Ils vont dans les villages et coupent la tête d'une ou deux personnes et les brandissent devant les villageois ", a-t-il déclaré à Reuters. Selon l'OSDH, les combattants de l'Etat islamique ont exécuté au moins 11 civils samedi.

 

Alors que l’opposition syrienne en exil a mis en garde contre un "nettoyage  ethnique", les rebelles kurdes de Turquie ont renouvelé leur appel à aller combattre dans le nord de la Syrie pour contrer l’offensive des djihadistes.