Des dizaines de personnes ont été tuées et plus de 100 blessées vendredi dans des attentats à Bagdad et dans l'ouest

Les attaques dans la capitale, en ce jour de grande prière, visaient la communauté chiite, tuant au moins 52 personnes, selon l'AFP. Il y aurait une centaine de blessés.La province d'Anbar a été visée, elle aussi, par l'explosion de 6 bombes. Au moins huit personnes ont été tuées, une dizaine d'autres blessées.

Les restes d\'une voiture piégée après un attentat dans le quartier de Sadr City à Bagdad
Les restes d'une voiture piégée après un attentat dans le quartier de Sadr City à Bagdad (AFP - AHMAD AL-RUBAYE)

Les attaques dans la capitale, en ce jour de grande prière, visaient la communauté chiite, tuant au moins 52 personnes, selon l'AFP. Il y aurait une centaine de blessés.

La province d'Anbar a été visée, elle aussi, par l'explosion de 6 bombes. Au moins huit personnes ont été tuées, une dizaine d'autres blessées.

Ces événements se sont produits après l'annonce récente de la mort des deux principaux chefs d'al-Qaïda dans le pays. "Nous nous attendons à ce que de tels actes de terrorisme se poursuivent", a déclaré le porte-parole des forces de sécurité de la capitale irakienne. Au moins en ce qui concerne les attentats de Bagdad, ceux-ci portent la marque d'al-Qaïda. Cette organisation, à la violente rhétorique anti-chiite, juge illégitime que la communauté chiite "apostate" gouverne l'Irak après 80 ans de domination sunnite.

Attentats à Bagdad...
Les six attentats qui ont eu lieu à Bagdad visaient la communauté chiite qui dirige le pays depuis l'invasion américaine en 2003.
Deux attaques à la voiture piégée contre une permanence du mouvement du chef radical Moqtada Sadr et un marché à Sadr city, un quartier chiite pauvre dans le nord de la ville, ont fait 39 tués et 56 blessés, selon une source au sein du ministère de l'Intérieur citée par l'Agence France Presse.
Trois autres attentats ont visé des mosquées chiites. Au début de la prière du vendredi, vers 12H30 (9H30 GMT), cinq personnes ont été tuées et 14 blessées par l'explosion d'une voiture piégée en face de la mosquée chiite Abdel Hadi Chalabi, du nom du père de l'homme politique Ahmad Chalabi, dans le quartier nord de Hourriya, selon la même source.
Une autre voiture a explosé près de la mosquée chiite Mohsen Al Hakim, à Al Amine, dans l'est de Bagdad, faisant huit tués et 23 blessés. Un engin piégé placé derrière la mosquée chiite Al Sadrein, à Zaafaraniya, dans le centre de la ville, a fait six blessés.
Trois autres attaques à la bombe ont eu lieu dans un marché près de la rue Haïfa (centre), à Dora (sud) et Siyadiya (centre), faisant au total 16 blessés.

... et dans la province d'Anbar
Des attaques ont visé les domiciles d'un juge et de plusieurs policiers à Khalidia, une ville située à 83 km à l'ouest de Bagdad. Sept membres d'une même famille ont été tués au cours de l'une de ces attaques, rapporte Reuters. Un policier a également péri en tentant de désarmorcer l'une des bombes.

La vaste province désertique d'Anbar, épicentre de l'insurrection sunnite après la chute de Saddam Hussein en 2003, était redevenue une région relativement calme grâce notamment à la formation de milices rurales hostiles à Al Qaïda en 2006.

Dimanche, deux dirigeants d'al-Qaïda en Irak - Abou Ayoub Al Masri, chef de la nébuleuse islamiste dans le pays, et Abou Omar Al Baghdadi, leader du groupe "Etat islamique d'Irak" affilié à al-Qaïda - ont été tués dans un raid mené par les forces américano-irakiennes au nord-ouest de Bagdad. L'élimination de ces deux dirigeants constitue un coup sévère porté aux activités d'al-Qaïda en Irak, au moment où le pays peine à se doter d'un gouvernement après les élections législatives du 7 mars dernier.

Cette opération s'est accompagnée d'une série de raids victorieux pour les forces de sécurité au cours desquels plus de 300 militants d'al-Qaïda ont été arrêtés et 19 autres tués, selon des responsables américains et irakiens.