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Des chercheurs américains indique avoir créé les premiers moustiques dont l'organisme détruit le parasite du paludisme

"Ce sont les premiers moustiques génétiquement modifiés résistants au parasite Plasmodium", se félicite George Dimopoulos, professeur de microbiologie moléculaire et d'immunologie à l'Institut de recherche sur le paludisme de l'Université Johns Hopkins à Baltimore qui dirige l'équipe de chercheurs.
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"Ce sont les premiers moustiques génétiquement modifiés résistants au parasite Plasmodium", se félicite George Dimopoulos, professeur de microbiologie moléculaire et d'immunologie à l'Institut de recherche sur le paludisme de l'Université Johns Hopkins à Baltimore qui dirige l'équipe de chercheurs.

Plus de 300 millions nouveaux cas de paludisme sont diagnostiqués chaque année dans le monde et près d'un million de personnes en meurent, dont surtout des enfants en bas âge en Afrique, rappelle-t-il dans un communiqué.

Explications
Jusqu'à présent ces chercheurs ont créé deux groupes de moustiques génétiquement modifiés. Dans le premier, le gène provoquant la destruction du Plasmodium par le système immunitaire du moustique a été activé dans les tissus intestinaux de l'insecte où le parasite s'installe initialement. Dans la seconde catégorie de moustiques, la modification génétique a fait agir le système immunitaire contre le Plasmodium au niveau d'un organe du moustique jouant le rôle du foie.

Les généticiens de Johns Hopkins cherchent maintenant à créer un moustique génétiquement modifié dont le système immunitaire interviendra à ces deux niveaux. Mais répandre ces gènes dans les populations de moustiques dans la nature s'est avéré difficile notamment en l'absence de reproduction croisée entre les différentes espèces de ces insectes porteurs du parasite.

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