Washington menace de "détruire" le régime nord-coréen "en cas de guerre"

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni en urgence pour réagir au nouveau tir de missile de la Corée du Nord.

L\'ambassadrice américaine à l\'ONU, Nikki Haley, lors de la réunion du Conseil de sécurité consacrée à la Corée du Nord, le 29 novembre 2017.
L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, lors de la réunion du Conseil de sécurité consacrée à la Corée du Nord, le 29 novembre 2017. (DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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"Il faut continuer à traiter la Corée du Nord comme un paria", exige l'ambassadrice américaine à l'ONU. Après le tir de missile nord-coréen, les Etats-Unis appellent tous les pays à couper leurs relations diplomatiques et commerciales avec le régime de Kim Jong-un. Devant le Conseil de sécurité réuni en urgence, mercredi 29 novembre, Nikki Haley a aussi menacé de "détruire complètement" le régime nord-coréen "en cas de guerre".

Avec son dernier tir de missile intercontinental, Pyongyang "a choisi l'agression" plutôt qu'un processus pacifique. "Si la guerre vient, ne vous y trompez pas : le régime nord-coréen sera détruit complètement", a lancé la diplomate, lors d'une réunion du Conseil de sécurité convoquée en urgence sur le dossier nord-coréen.

Pas de nouvelles sanctions décidées

L'ambassadrice a exhorté la Chine, premier partenaire économique de la Corée du Nord, à cesser toute livraison de pétrole au régime nord-coréen. Pyongyang continue "d'obtenir des produits dérivés du pétrole grâce à des transferts de navire à navire en mer", a-t-elle dénoncé.

Peu après le tir du missile intercontinental nord-coréen, qui a atteint une altitude inédite, Washington avait annoncé vouloir de nouvelles sanctions internationales. Mais Nikki Haley n'a pas évoqué, lors de son intervention, la mise en chantier d'une nouvelle résolution de sanctions.

Le Conseil de sécurité en est à huit trains de sanctions contre la Corée du Nord pour contraindre ce pays à suspendre ses programmes d'armements balistiques et nucléaires, jugés menaçants pour le monde. Les deux derniers ont été adoptés après des tirs de missiles intercontinentaux et un sixième essai nucléaire : le 5 août pour interdire les importations de charbon, fer et pêche nord-coréens et le 11 septembre pour bannir les importations de textile, interdire les entreprises communes avec des intérêts nord-coréens et limiter l'approvisionnement de Pyongyang en pétrole.