La Corée du Nord confirme avoir testé un "lanceur de missiles multiples"

Ces "projectiles" ont parcouru environ 330 kilomètres en direction de la mer du Japon. 

Un homme regarde le lancement d\'un missile nord-coréen à la télévision, dans une gare de Séoul (Corée du Sud), le 10 septembre 2019.
Un homme regarde le lancement d'un missile nord-coréen à la télévision, dans une gare de Séoul (Corée du Sud), le 10 septembre 2019. (JUNG YEON-JE / AFP)

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a supervisé un nouveau test d'un "lanceur de missiles multiples de très grande dimension", ont rapporté, mercredi 11 septembre, les médias officiels, confirmant des tirs d'essai signalés la veille par la Corée du Sud. Quelques heures plus tôt, Pyongyang avait proposé à Washington de reprendre les négociations sur son programme nucléaire, au point mort depuis février.

Les "projectiles" ont été lancés mardi à l'aube depuis la région de Kaechon, au centre du pays, et ont parcouru environ 330 kilomètres en direction de la mer du Japon, a indiqué l'armée sud-coréenne. "Nous exhortons le Nord à mettre fin à ces actes qui exacerbent les tensions dans la région", ont déclaré les responsables de l'état-major sud-coréen dans un communiqué.

Washington "prêt à discuter" 

Ce nouvel essai d'armes est intervenu quelques heures après que le régime nord-coréen a affirmé être prêt à reprendre les négociations avec les Etats-Unis. Celles-ci sont au point mort depuis février, quand Donald Trump et Kim Jong-un avaient échoué à trouver un accord sur la dénucléarisation nord-coréenne. "Nous voulons nous retrouver en face-à-face avec les Etats-Unis fin septembre, à une date et en un lieu dont nous pouvons convenir", a déclaré la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères, Choe Son-hui, dans un communiqué diffusé lundi par l'agence de presse officielle KCNA.

"Je dis toujours qu'il est bon de se rencontrer", "voyons ce qui va se passer", a répondu Donald Trump, interrogé par la presse sur l'offre nord-coréenne. Il a saisi l'occasion pour souligner une fois de plus sa "très bonne relation" avec le numéro un du régime nord-coréen. Interrogé par l'AFP, le département d'Etat américain a assuré n'avoir aucune réunion à annoncer à ce stade. Mais l'administration Trump a multiplié les appels à la relance des pourparlers.