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Inquiétude internationale pour neuf Nord-Coréens

L’ONU, les ONG des droits de l’Homme et la Corée du Sud s’inquiètent du sort de neuf fugitifs nord-coréens, rapatriés de force dans leur pays.
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France Télévisions Rédaction Afrique
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Seul, un militant sud-coréen manifeste à Séoul, le 3 juin, 2013. Il montre le portrait de neuf fugitifs nord-coréens, dont cinq mineurs. On peut lire au-dessus de la photo : «N’oubliez pas les  enfants.»   (AFP PHOTO / JUNG YEON-JE)
Le 3 juin 2013, la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye a mis en garde la Corée du Nord contre d’éventuelles représailles que Pyongyang pourrait faire subir aux neuf jeunes orphelins nord-coréens, âgés de 14 à 23 ans, qui s’étaient enfuis de leur pays.

«Le plus important est de garantir leur vie et leur sécurité, et de s'assurer qu'ils ne recevront pas de châtiment injuste…La Corée du Nord ne pourra pas autrement éviter les critiques internationales et sa responsabilité en matière de droits de l'Homme», a-t-elle déclaré.

Les jeunes gens ont été faits prisonniers, le 10 mai, dans la province d'Oudomay, dans le nord du Laos, et ramenés de force à Pyongyang, via la Chine, le 27 mai. 

Après les avoir détenus pendant quinze jours, le gouvernement laotien a renvoyé les fugitifs, sans leur permettre auparavant de s’entretenir avec des diplomates sud-coréens qui voulaient les rencontrer.

Les départs non-autorisés sont des crimes en Corée du Nord et le danger qu’ils encourent a soulevé une vague de contestations de la part des défenseurs des droits de l'Homme. Les ONG ont accusé l’ambassade sud-coréenne à Vientiane de n'avoir pas suffisamment essayé de protéger les transfuges après leur arrestation.

Les organisations craignent qu’ils «risquent les pires punitions et les pires traitements» : la relégation sociale, la prison, les camps de travail, la torture et même la mort sont tout à fait envisageables.

De plus, l’ONG Human Rights Watch accuse la chine d’avoir violé ses obligations en tant qu'Etat partie à la Convention relative au statut des réfugiés (1951).

Le droit international confère en principe à tout individu le droit de ne pas être renvoyé de force vers un pays où il risque d’être persécuté.
Le passage par le Laos via la Chine pour rejoindre la Corée du Sud était jusqu'à présent considéré comme un itinéraire sûr pour les Nord-Coréens qui essayaient de fuir leur pays.

Ce sont environ 25.000 personnes qui se sont réfugiées en Corée du Sud depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953), avec un pic des départs après la famine meurtrière au milieu des années 90.

Mais depuis l'arrivée au pouvoir de Kim Jong-un, en 2011, les contrôles aux frontières se sont accentués et le nombre de transfuges arrivés en Corée du Sud a diminué de 40% en 2012.

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