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Cinq officiers de l'armée chinoise inculpés aux Etats-Unis pour cyberespionnage

Les cinq hommes sont accusés d'avoir conspiré pour voler des secrets commerciaux à plusieurs entreprises américaines des secteurs du nucléaire, des métaux et de l'énergie solaire.

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France Télévisions
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Le procureur général américain Eric Holder annonce l'inculpation de cinq responsables de l'armée chinoise pour cyberespionnage, le 19 mai 2014, à Washington (Etats-Unis). (ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

C'est une première pour la justice aux Etats-Unis. Cinq membres de l'armée chinoise ont été inculpés pour cyberespionnage à l'encontre de plusieurs entreprises américaines impliquées dans les secteurs du nucléaire, des métaux et de l'énergie solaire, a annoncé le département de la Justice américain lundi 19 mai.

Ces hackers de l'Armée populaire de libération ont conspiré pour voler des secrets commerciaux susceptibles d'être utilisés par des concurrents chinois de ces entreprises, y compris des groupes publics chinois, dit l'acte d'inculpation. Lors de sa conférence de presse, le procureur général Eric Holder a affirmé que l'administration Obama "ne tolérerait, d'aucun pays, des actes illégaux de sabotage contre des entreprises américaines qui menaceraient le respect de la libre concurrence", comme le rapporte le Washington Post (en anglais).

De nombreuses intrusions informatiques

De telles poursuites sont largement symboliques, mais elles permettront d'empêcher les personnes inculpées de voyager aux Etats-Unis ou dans des pays qui ont un accord d'extradition avec les autorités américaines. Elles témoignent en revanche de l'inquiétude des Etats-Unis face aux intrusions informatiques chinoises.< Toujours selon le Washington Post, le cyberespionnage commercial coûterait aux Etats-Unis entre 24 et 120 milliards de dollars par an. 


En 2013, les autorités s'étaient appuyées sur un rapport d'une entreprise américaine spécialisée dans la cybersécurité pour faire pression sur Pékin, rappelle le New York Times (en anglais). Le document affirmait qu'une grande partie des attaques visant les entreprises et les agences gouvernementales américaines étaient menées par une unité de l'armée chinoise.

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